Orléans: ouverture du procès en appel de l'affaire des “mariages chinois” de Tours

L'affaire dites "des mariages chinois" à nouveaux devant les tribunaux à Orléans. / © F3 CVDL
L'affaire dites "des mariages chinois" à nouveaux devant les tribunaux à Orléans. / © F3 CVDL

Le procès en appel de l'affaire d'escroquerie dite "des mariages chinois" de Tours s'est ouvert mercredi après-midi à Orléans en présence de l'ancienne maîtresse de Jean Germain, l'ex-sénateur-maire PS de Tours, qui s'était suicidé en avril 2015 quelques instants avant son procès.

Par FM avec AFP

Lise Han, originaire de Taïwan, a été condamnée en octobre 2015 par le tribunal correctionnel de Tours à 30 mois de prison, dont un an ferme, notamment pour escroquerie et détournement de fonds publics. Entre 2007 et 2011, elle organisait des "noces romantiques" pour les touristes chinois dans la région des Châteaux de la Loire.


Aux termes de marchés de plusieurs centaines de milliers d'euros conclus entre la mairie de Tours et la société qu'elle avait créée, des couples chinois venaient renouveler leurs voeux devant le maire de la ville, dans
le cadre d'un programme touristique comprenant visites de châteaux et promenades en calèche. Maîtresse à l'époque de Jean Germain, maire PS de Tours, elle avait été embauchée à la mairie pour superviser les échanges avec la Chine en 2008. Même si elle avait alors démissionné de la direction de son entreprise, elle continuait de fait à en tirer les ficelles.
Elle aurait ainsi empoché près de 750.000 euros de marchés publics pour l'organisation entre 2008 et 2011 de la célébration par le maire de Tours de 240 mariages symboliques de couples chinois.

Jean Germain était poursuivi pour complicité, la justice le soupçonnant malgré ses dénégations d'avoir été au courant de ce tour de passe-passe. Celui-ci, également sénateur, qui avait échoué à se faire réélire en 2014, s'était suicidé quelques instants avant l'ouverture prévue du procès, en avril 2015.
Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel, le procureur Jean-Luc Beck avait dénoncé de "joyeux montages" destinés à garantir les marchés à la société de Lise Han et décrit :

Un panier de crabes, avec un commandeur aujourd'hui décédé, des conseillers, des jaloux, des courtisans, une favorite...

Outre Mme Han, le tribunal correctionnel avait condamné son époux, qui avait accepté de jouer les hommes de paille pour elle, ainsi que l'ancien chef de cabinet du maire et l'ancien responsable d'une structure publique chargé de superviser le tourisme en Touraine. Tous trois comparaissent également mercredi devant la cour d'appel.

Ils avaient notamment été condamnés à indemniser solidairement la ville de Tours à hauteur de 500.000 euros, ainsi qu'à verser 30.000 euros pour l'atteinte à l'image de la ville.

 

A lire aussi

Sur le même sujet

C'est vous qui le dites : la Marolle-en-Sologne

Près de chez vous

Les + Lus