Présidentielle : quel candidat vos élus de gauche soutiennent-ils à la primaire de la Belle alliance populaire ?

Les sept candidats à la primaire de la gauche. / © JOEL SAGET / AFP
Les sept candidats à la primaire de la gauche. / © JOEL SAGET / AFP

La primaire de la gauche, ou Belle alliance populaire, en vue de l'élection présidentielle, se tiendra les 22 et 29 janvier 2017. Certains de vos élus se sont engagés dans la campagne.

Par Clément Massé

Mais pour qui vos élus roulent-ils à la primaire de la Belle alliance populaire ?

A gauche, certains sont plutôt frondeurs et soutiennent Arnaud Montebourg ou Benoit Hamon. D'autres soutiennent le Premier ministre sortant, Manuel Valls. Vincent Peillon peut aussi compter sur un soutien en région Centre-Val de Loire.

Parfois, vos élus ont juste choisi de ne pas se prononcer.

Indre-et-Loire

Laurent Baumel affiche son soutien à Arnaud Montebourg depuis plusieurs mois. Au sein de la campagne de l'ancien ministre de l'Economie et du redressement productif, il s'occupe des questions de projet et de stratégie. Sans être officiellement porte-parole, il le représente fréquemment dans les médias.

Le député Jean-Patrick Gilles ne se prononce en faveur d'aucun des candidats retenus à la primaire. Il soutenait le candidat Nouvelle Donne, Jean-Pierre Larrouturou. 

Le député Jean-Marie Beffara ne se prononce pas non plus. Pour le moment, il ne souhaite pas réagir.

Le sénateur Jean-Jacques Filleul a choisi de soutenir Emmanuel Macron à la présidentielle. "Je lui donnerai mon parrainage après la primaire", nous a-t-il confié dans un entretien téléphonique. Mais il ajoute qu'il votera, quand même, lors de la primaire de la Belle allliance populaire. 

Le vote Macron est pour moi, dans l'état actuel du PS, la seule issue possible (J-J Filleul)


"Je voterai pour celui qui me parait être le plus en accord avec Emmanuel Macron, c'est-à-dire Vincent Peillon, le seul à pouvoir faire le lien positivement avec Emmanuel Macron."

Le sénateur note que "c'est la première fois que je sors du rang". 

"Le vote Macron est pour moi, dans l'état actuel du PS, la seule issue possible vers une sociale démocratie qui prendrait la suite du PS. (...) Nous sommes au pied du mur et Emmanuel Macron nous montre le chemin, une configuration sociale-démocrate, c'est-à-dire une base idéologique plus claire, plus conforme à ce que je crois aujourd'hui. On a besoin d'un socialisme du réel qui sache s'insérer dans la mondialisation. Les propositions d'Emmanuel Macron peuvent nous mener sur le bon chemin. J'ai beaucoup travaillé avec Emmanuel Macron, et comme tous ceux qui ont travaillé avec Emmanuel Macron, j'ai encore envie de travailler avec lui. Je ne crois pas en l'homme providentiel, mais lui nous montre un nouveau chemin qui nous mènera vers un socialisme du réel."

La sénatrice Stéphanie Riocreux, elle, soutient l'ancien Premier ministre, Manuel Valls. Elle compte d'ailleurs parmi ses porte-paroles de campagne.

Indre

Dans l'Indre, la députée Isabelle Bruneau a parrainé la candidature de Benoit Hamon à la primaire.
Elle entend travailler avec lui sur les questions des déserts médicaux, des problèmes agricoles, remettre l'Europe dans la campagne pour parler de ce qui peut être accompli par le biais de l'Union. La députée s'est également penchée sur la question de l'évasion fiscale et espère mettre le sujet sur la table.

Jean-Paul Chanteguet, également député de l'Indre, ne s'est pour l'instant pas prononcé en faveur d'une des candidatures à la primaire. Il se donne encore le temps de la réflexion sans être certain de déclarer publiquement un soutien avant le vote de janvier 2017.

Le maire d'Issoudun, André Laignel, ne s'est pas non plus, pour l'instant, prononcé en faveur de l'une ou l'autre candidature à la primaire de la gauche. A la mairie, on indique qu'André Laignel est parti en congés "avec de la lecture". Il aurait emmené avec lui les programmes des uns et des autres pour pouvoir choisir.

Loir-et-Cher

Dans le Loir-et-Cher, le député Denys Robiliard a annoncé dans un tweet daté du 8 octobre qu'il soutenait Benoit Hamon.

Le maire de Blois, Marc Gricourt, lui aussi, s'est pononcé en faveur de la candidature de Benoit Hamon.

Cher

Dans le Cher, le député Yann Galut, lui, soutient la campagne d'Arnaud Montebourg dont il est l'un des porte-paroles

Il s'est également vu confier la coordination de la campagne numérique du candidat Montebourg.

Loiret

Dans le Loiret, le sénateur Jean-Pierre Sueur soutient la candidature de Manuel Valls, même s'il confie qu'il "aurait aimé soutenir" la candidature de François Hollande, s'il s'était présenté. (Lire ci-dessous).

De son côté, la députée Valérie Corre soutient la candidature de Vincent Peillon. Elle fait partie de son équipe de campagne où elle sera référente sport et éducation populaire.

 

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, soutient la candidature du rocardien Manuel Valls

Dans un entretien téléphonique accordé à France 3 Centre-Val de Loire, le sénateur Jean-Pierre Sueur explique qu'il soutient Manuel Valls car il a mis en oeuvre, en tant que Premier ministre, "une politique basée sur le réalisme économique, au service de la justice sociale".

"Je soutiens Manuel Valls même si j'aurais aimé soutenir une candidature de François Hollande s'il s'était présenté. Manuel Valls a été Premier ministre de François Hollande et j'ai soutenu la plupart des projets de loi qu'il a présentés. Ca me parait cohérent de soutenir une politique que j'ai soutenue, une politique basée sur le réalisme économique au service de la justice sociale. (...) On a mené une politique courageuse dont on voit et dont on verra les résultats. Je suis convaincu que le quinquennat sera revu à sa juste valeur."

"Comme moi-même, Manuel Valls est rocardien. Je l'ai accueilli au sein des jeunes rocardiens quand il avait 20 ans. Il mène une politique de réalisme économique au service de la justice sociale. (...) Je soutiens son état d'esprit rocardien."

Quelques discordances
"Cela dit, il y a des mesures et des paroles que je n'ai pas appréciées, comme la loi sur la déchéance de nationalité que je n'aurais jamais votée. Tout comme lorsqu'il a parlé de deux gauches irréconciliables. Il ne faut pas installer de fractures qui soient irréversibles."

"Mon soutien à Manuel Valls est un soutien de raison et de cohérence politique et je m'oppose aux candidatures d'Arnaud Montebourg et de Benoit Hamon, opposés à cette politique de réalisme économique."

Inquiet de voir le FN à l'Elysée
"Mais je suis très inquiet. Il est bien qu'il y ait une primaire de la gauche. Mais il est une chose grave : que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas candidat (à cette primaire) et que Emmanuel Macron ne soit pas candidat (à cette primaire). J'ai dit à Emmanuel Macron, que je connais bien, que sa chance, c'était le PS. Si on a trois candidats de gauche au premier tour de l'élection présidentielle (qui feront en tout 35% des voix et se les partageront), la gauche ne sera pas au second tour. Ma crainte est que Marine Le Pen n'entre à l'Elysée. Autour de moi, j'entends beaucoup de gens me dire : 'si c'est Fillon - Le Pen au second tour, je reste chez moi'. Ca, ça veut dire qu'elle peut gagner. Alors, il faut que la gauche soit au second tour."

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