Le seuil d'alerte 3 aux particules fines dépassé en Centre-Val de Loire

A Lille, en période de pollution aux particules fines, la qualité de l'air a été classée "mauvaise". / © MaxPPP
A Lille, en période de pollution aux particules fines, la qualité de l'air a été classée "mauvaise". / © MaxPPP

Tous les départements de Centre-Val de Loire sont concernés par l'épisode de pollution atmosphérique aux particules fines débuté vendredi. Le Loiret et l'Eure-et-Loir, en niveau d'alerte 3, sont les plus touchés.

Par Clément Massé (avec AFP)


Face au pic de concentration de particules fines qui touche l'ensemble de la région Centre-Val de Loire (ainsi qu'une large moitié nord de la France), les préfectures ont émis des niveaux d'alerte allant de 1, lundi dans le Cher et l'Indre à 3 (rouge), dans le Loiret et l'Eure-et-Loir, mardi.

Le Loir-et-Cher et l'Indre-et-Loire sont pour l'instant classés en alerte niveau 2 et devraient être rejoints dans la journée par le Cher et l'Indre.

Clairement, cela signifie que la qualité de l'air est mauvaise dans l'ensemble de la région. La carte diffusée par Lig'Air, le réseau de surveillance de la qualité de l'air dans la région Centre-Val de Loire, montre un Centre-Val de Loire dans le rouge, avec des niveaux de l'indice ATMO de qualité de l'air allant de 8 (mauvais) à 10 (très mauvais).

Vitesse réduite

La vitesse maximale sur tout le réseau routier en 2 x 2 voies est abaissée de 20 km/h sans descendre en dessous de 70km/h : 130 à 110 km/h, 110 à 90 km/h, 90 à 70 km/h. Sur la route, les préfectures recommandent d'adopter "une conduite souple et une vitesse modérée et de respecter les limitations de vitesse exceptionnelles mises en place" et assurent que "des contrôles de vitesse ou des contrôles anti-pollution peuvent être réalisés sur les axes concernés".

Par ailleurs, à l'exception du motif de sécurité publique, "tout brûlage à l’air libre est interdit", ainsi que l’emploi de groupe électrogène pour le secteur résidentiel et tertiaire".

Les préfectures précisent aussi que "le brûlage des résidus végétaux agricoles est interdit jusqu’à la fin de l’épisode".

Le pic de pollution se maintient "en raison des conditions météorologiques, anticycloniques et froides actuellement présentes sur la région limitant la dispersion des particules en suspension", expliquent les sites Internet des préfectures de la région.

Dans les villes

Depuis le début de l'épisode de pollution atmosphérique vendredi 20 janvier, les seuils d'alerte ont été dépassés dans plusieurs villes de la région, selon des mesures diffusées par Lig'Air.

A Dreux, Chartres et Montargis, le  seuil d'alerte de 80 µg/m3/24h a été dépassé plusieurs journées consécutives. A Chartres, une concentration de particules fines (PM10) de 81 µg/m3/24h a été relevée dès vendredi 20 janvier, atteignant jusqu'à 101 µg/m3/24h dimanche 22. A Montargis, une concentration de 93 µg/m3/24h en PM10 a été constatée dès samedi. A Dreux, le seuil d'alerte a été dépassé dimanche avec un taux relevé en PM10 de 91 µg/m3/24h.

Interdiction de circuler

Des interdictions de circulation aux véhicules les plus polluants ont été mises en place lundi dans les agglomérations de Paris et Lyon, avant Grenoble mardi.

Dans la capitale, les vignettes Crit'Air sont obligatoires depuis le 16 janvier mais les contrôles montrent qu'il reste encore beaucoup de "pédagogie" à faire, constatent les autorités. Certains contrevenants ont toutefois mémorisé le dégradé de couleurs correspondant au 5 niveaux de pollution (du vert au marron), les véhicules les plus anciens n'ayant pas droit à un macaron. "Plus c'est foncé, plus ça pollue", résume Isabelle, 48 ans.

Depuis 05h30 lundi, les véhicules non classés (pour la plupart datant d'avant 1997) et de classe 5 (immatriculés entre 1997 et 2001) ne doivent pas circuler dans la zone à l'intérieur de l'A86 en région parisienne. Seuls les véhicules des classes 1 à 4 et les "zéro émission moteur" peuvent rouler. La mesure a été reconduite pour mardi et mercredi, mais n'a pas été élargie à une nouvelle catégorie (classe 4, immatriculation entre janvier 2001 et décembre 2005) comme le demandait Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Sur le même sujet

Une loirétaine lance un appel au don de moelle osseuse

Près de chez vous

Les + Lus