Facture de gîte impayée : le nom de l’ancien ministre Azouz Begag utilisé à mauvais escient

Le Domaine des Clairies en Indre-et-Loire ne verra a priori jamais la couleurs des 1.486 euros / © Google earth
Le Domaine des Clairies en Indre-et-Loire ne verra a priori jamais la couleurs des 1.486 euros / © Google earth

Il y a quelques jours, nous avions relayé une information concernant une facture impayée de l’Institut Emir Abdelkader, dans un gîte d'Indre-et-Loire dont Azouz Begag était à ce moment-là président d'honneur. Il s'avère que le nom de l'ancien ministre a été utilisé pour arnaquer le gîte. 

Par Elsa Cadier

L'information venait de France Bleu Touraine.  L'institut Emir Abdelkader, dont l’ancien ministre de Dominique de Villepin, Azouz Bégag était alors président d’honneur, aurait laissé une ardoise de 1.486 euros après un séjour dans un gîte en Indre-et-Loire. C’était en novembre 2015.

L’ancien ministre Azouz Begag mis hors de cause

Depuis, la propriétaire du Domaine de Clairies à Artannes-sur-Indre, Nathalie Cariou attend toujours de se faire payer. Jointe par téléphone ce dimanche, Nathalie Cariou dédouane Azouz Begag :
« Il est bien venu, mais il n’est absolument pas en cause dans cette histoire. Il s’est fait avoir comme nous. Il était président d’honneur d’une association dont on est même pas sûrs de l’existence.»
La vice-présidente de l’institut Emir Abdel Kader, Bernadette Paillat-Flitti aurait donc utilisé le nom d’Azouz Begag pour arnaquer le gîte. 
La co-gérante du gîte affirme avoir essayé de joindre la présidente de l’institut : « depuis un an,  cette dame nous mène en bâteau. Nous avons envoyé des mails et essayer de la joindre par téléphone. Plusieurs fois, elle nous a répondu que le règlement avait été envoyé et encaissé. Pas par nous en tout cas. On n’a même pas réussi à avoir une adresse. »
Lassée par toute cette histoire, Nathalie Cariou ne compte pas porter plainte et s’apprête à jeter l’éponge.

D'autres personnes pourraient s'être aussi faites arnaquer

Bernadette Paillat-Flippi, via l'institut Elir Abdel Kader, aurait utilisé le nom d’autres personnalités pour escroquer ou des restaurateurs ou d’autres gîtes. 
Azouz Begag quant à lui, souhaite rétablir la vérité : « mon statut et mon nom ont été usurpés pour tromper les gens ». Il vient de déposer une plainte.

Sur le même sujet

« Les mains à la pâte » : rencontre avec Dylan, apprenti boulanger au CFA d'Orléans

Près de chez vous

Les + Lus