Autisme : une chercheuse tourangelle primée pour ses recherches

La chercheuse Catherine Barthélémy, primée par l'Inserm pour ses recherches sur les enfants autistes. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
La chercheuse Catherine Barthélémy, primée par l'Inserm pour ses recherches sur les enfants autistes. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Catherine Barthélémy, professeur de pédopsychiatrie originaire de Tours, va recevoir ce jeudi 8 décembre le prix de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour ses recherches sur les enfants autistes. 

Par FB/AFP

Elle prône des soins précoces pour changer le destin des enfants autistes : la professeure tourangelle de pédopsychiatrie, Catherine Barthélémy, doit recevoir jeudi 8 décembre le prix de l'Inserm. Il couronne ainsi 40 ans de recherche dans le domaine de la santé.

"C'est formidable ! C'est une triple reconnaissance : d'une équipe (de l'université de Tours, NDLR) où tout le monde est pleinement impliqué, de l'infirmière au chercheur en passant par l'orthophoniste ; que l'autisme n'est pas une maladie honteuse, qu'elle mérite la recherche ; du combat des parents pour qu'on fasse de la recherche", insiste la scientifique.

"Je veux guérir, aider les gens"


"J'ai consacré ma vie à ça, et je continue", explique Catherine Barthélémy en exposant avec simplicité : "vous savez, c'est un engagement social. Je suis médecin... Je veux guérir, aider les gens".

On a des cas d'enfants atteints d'autisme sévère et qui aujourd'hui ont passé le bac (C. Barthélémy)


"Il faut former les médecins pour qu'ils identifient le plus précocement possible les petits signes cliniques, neurologiques ou morphologiques chez les enfants", insiste-t-elle. 

Car, et c'est l'une de ses plus importantes découvertes, si un enfant autiste est diagnostiqué rapidement "vers l'âge de 18 mois, deux ans", il peut voir changer le cours de sa vie en bénéficiant d'un traitement adapté. A Tours, on parle de thérapie d'échange et de développement : "grâce à des jeux, on refera avec l'enfant tout le cheminement du développement du cerveau".

"On a des cas d'enfants atteints d'autisme sévère et qui aujourd'hui ont passé le bac", souligne la scientifique. "Bien sûr, ce n'est pas le cas de tous, mais on améliore de toute façon leur qualité de vie en leur permettant d'accéder à la confiance, à l'échange, à la complicité et à la relation avec l'autre."

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