La nouvelle scène artistique norvégienne bientôt présentée à Tours

l'artiste Ignas Krunglevicius devant son oeuvre, un muscle géant qui va entourer le CCCOD de Tours / © Arnaud Moreau
l'artiste Ignas Krunglevicius devant son oeuvre, un muscle géant qui va entourer le CCCOD de Tours / © Arnaud Moreau

Le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré va bientôt ouvrir ses portes à Tours. Il va accueillir à cette occasion des réalisations et performances « In situ » d’artistes norvégiens. Cela valait bien une découverte.

Par Arnaud Moreau


A première vue, Oslo a tout d’une ville calme du Nord de l’Europe. Beaucoup de quartiers de la capitale norvégienne affichent une architecture très moderne. Tout semble bien ordonné et relativement neuf. « Il y a quelques décennies, les gens ne sortaient presque pas, certaines zones où l’on trouve aujourd’hui des restaurants n’étaient que des quartiers à bureaux » explique l’artiste Per Barclay, qui va travailler au CCCOD en présentant une immense chambre d’huile, une sorte de miroir vertigineux posé au sol.

Portraits d'artistes de la nouvelle scène norvégienne
Portraits de Tori Wranes et Ignas Krunglevicius, deux artistes de la nouvelle scène norvégienne d'art contemporain - France 3 Centre VDL - Arnaud Moreau / Grégoire Grichois / Céline Girardeau


Le pays a rattrapé son retard et la capitale n’a désormais plus grand-chose à envier à ses homologues européennes. On y trouve une multitude de galeries, de musée et aussi d’ateliers en forme de squats.

Per Barclay devant une de ses photos, une chambre d'huile reflétant une pièce / © Arnaud Moreau
Per Barclay devant une de ses photos, une chambre d'huile reflétant une pièce / © Arnaud Moreau

Une nouvelle scène norvégienne épatante


Exemple avec celui d’Ignas Krunglevicius. Cet artiste réalise des performances, la plupart in situ. Dans son atelier, un muscle géant en plastique gonflable, qu’il va présenter à Tours. « J’ai hâte d’y être ! » confie-t-il. « C’est un honneur d’être exposé en France, j’ai déjà travaillé dans le cadre de Lille 3000 et j’ai beaucoup aimé cette expérience. J’aime travailler avec la réalité, c’est mon matériau… J’aime la rendre irréelle d’une certaine façon… »

Vu de l’extérieur, l'atelier d'Ignas Krunglevicius ressemble à un squat / © Arnaud Moreau
Vu de l’extérieur, l'atelier d'Ignas Krunglevicius ressemble à un squat / © Arnaud Moreau


La réalité c’est aussi le matériau de Tori Wranes. Elle fait aussi partie de cette nouvelle scène norvégienne et met en place des performances. Dans son atelier en face du port d’Oslo, on trouve tout un tas de déguisements en silicones. « J’aime les mains monstrueuses, mais aussi les grosses têtes, les gros ventres »
Tori aime se mettre dans la peau d’un troll, elle « chante » aussi en déformant sa voix pour interpeler le spectateur. « J’aime que tout le monde se sente un peu animal, bousculer les normes... »
Le public du CCCOD est prévenu. Il a rendez-vous avec tous ces artistes le 11 mars prochain, au cours d’un programme nommé Innland. D’autres expositions seront présentées en parallèle à partir de cette date.

Tori Wranes dans son atelier où se côtoient ses accessoires de scène / © Arnaud Moreau
Tori Wranes dans son atelier où se côtoient ses accessoires de scène / © Arnaud Moreau

 

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