Terrorisme : le policier tué lors de l'attentat du jeudi 20 avril était Romorantinais

Hommage au policier tué lors de l'attentat du 20 avril sur les Champs-Elysées à Paris / © PHILIPPE LOPEZ / AFP
Hommage au policier tué lors de l'attentat du 20 avril sur les Champs-Elysées à Paris / © PHILIPPE LOPEZ / AFP

L'attentat perpétré sur les Champs-Elysées à Paris le 20avril dernier était une nouvelle fois tourné contre les forces de l'ordre. Un policier originaire de Romorantin, en Loir-et-Cher, y a laissé la vie.

Par Ch. Chapiotin avec AFP

Le policier tué dans l'attaque du jeudi 20 avril sur les Champs-Elysées à Paris s'appellait, Xavier Jugelé, il avait 37 ans et était originaire de Romorantin où une partie de sa famille habite toujours. Il était membre de la 32e compagnie de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris. Policier expérimenté, il était au volant du camion dans lequel les policiers se reposaient. Il aurait été touché à la tête.

Ce vendredi, plusieurs syndicats de police ont exprimé vendredi leur "émotion" mais aussi "leur colère" suite au "lâche" assassinat de l'un des leurs. Le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage s'est exprimé auprès de l'AFP :

 Les fanatiques avaient annoncé depuis fort longtemps que les policiers seraient des cibles. Une nouvelle fois, un policier paye de sa vie son engagement.

Le syndicat Alternative-Police a appelé "au dépôt symbolique d'une fleur sur le lieu de l'attentat", à la mémoire de Xavier. 

Les policiers, gendarmes et personnels administratifs" sont également appelés à se "rassembler au sein des services", massivement, lors de la cérémonie d'hommage national au policier tué, qui doit avoir lieu entre les deux tours de l'élection présidentielle.

En région Centre-Val de Loire, de nombreuses personnes ont exprimé leur soutien aux forces de l'ordre via les réseaux sociaux. Un rassemblement en sa mémoire a été organisé ce vendredi à Tours

Xavier Jugelé était membre du Flag, association de soutien et de défense des policiers et gendarmes LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), de lutte contre les LGBT-phobies et les discriminations. Sans enfant, il laisse un compagnon.


A trois jours du premier tour d'un scrutin placé sous haute surveillance en raison de la menace jihadiste, le policier a été tué et deux autres grièvement blessés par les coups de feu tirés par un assaillant, tué ensuite par les forces de l'ordre. L'attentat a été revendiqué dans un communiqué par l'organisation jihadiste État Islamique (EI). 

L'assaillant de 39 ans était visé par une enquête antiterroriste. Soupçonné d'avoir voulu tuer des policiers, il avait été arrêté le 23 février et remis en liberté le lendemain par la justice faute de preuves.

Le 25 avril 2017 un hommage national lui a été rendu à Paris







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