Emmanuel Duclos est fils et petit-fils de pharmacien, il a repris une officine à Salbris, en Loir-et-Cher, avec un associé en 2009. Avec quatre salariés et près de deux millions de chiffre d'affaires, tout pourrait aller pour le mieux, mais c'est un homme en colère, contre les pouvoirs publics.

Les gendarmes ne veulent pas procéder aux contrôles d'identité avant d'envoyer les gens vers les  pharmacies.


Au mois de décembre, le pharmacien s'est déclaré en grève de nuit auprès du préfet et sous-préfet. Une grève symbolique, dans la mesure où il est réquisitionné à chaque tour de garde. Même s'il n'est pas suivi par les autres pharmacies du territoire de Romorantin-Salbris, il tient à manifester son mécontentement :

S'il n'y a pas quelqu'un qui est là pour bouger les choses, on ne fera jamais rien.


Soutenu par l'Ordre national des pharmaciens et par sa clientèle, Emmanuel Duclos continue le combat, pour obtenir ce service, opéré auparavant par les forces de l'ordre.