Félix Benedetti, militant nationaliste interpellé le 6 mars, a été mis en examen et écroué

ARCHIVES - Félix Benedetti lors de son interpellation le 6 mars 2013 à Bastia (Haute-Corse) / © Capture d'écran - FTViaStella
ARCHIVES - Félix Benedetti lors de son interpellation le 6 mars 2013 à Bastia (Haute-Corse) / © Capture d'écran - FTViaStella

Félix Benedetti, militant d'U Rinnovu, interpellé mercredi 6 mars dans le cadre de l'enquête sur des attentats en 2012 , a été mis en examen le 10 mars pour infraction à la législation sur les armes et association de malfaiteurs par un juge de la section anti-terroriste du Parquet de Paris.

Par Grégoire Bézie et Jean Crozier avec AFP

Militant du parti U Rinnovu naziunali (Renouveau national) et gérant de bar à Bastia, Félix Benedetti avait été interpellé dans le cadre d'une commission rogatoire d'un magistrat antiterroriste sur six attentats commis entre juin 2010 et janvier 2011, a précisé la source proche de l'enquête.

Avaient notamment été visés un bâtiment militaire, une résidence secondaire, des biens appartenant à une entreprise de service public et un bâtiment de l'administration fiscale. Dans ce dossier, deux hommes avaient déjà été interpellés en mars 2011, selon la source.

Quatre armes de poing, un pistolet-mitrailleur et un kilo d'explosif


Après l'arrestation de M. Benedetti, quatre armes de poing et un pistolet-mitrailleur avaient été saisis lors de perquisitions à son domicile et dans son bar. Un kilo d'explosif avait également été découvert sous le siège de son véhicule. M. Benedetti avait expliqué que ces armes lui permettaient d'assurer sa sécurité car il faisait l'objet de menaces.

Association de malfaiteurs


Mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, détention de produits explosifs et détention d'armes, il a été écroué à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne).

Son frère, Paul-Félix Benedetti, élu nationaliste à l'Assemblée de Corse, a dénoncé, lors de deux rassemblements de plusieurs dizaines de personnes devant le commissariat de Bastia, "la volonté du gouvernement de jeter de l'huile sur le feu alors que les mafieux continuent de gangréner la Corse en toute impunité".
 

ARRESTATION

 

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