Jean Zuccarelli et Francis Riolacci provoquent leur adversaire nationaliste Gilles Simeoni

Bastia, le 3 mars 2014 / © FTViastella
Bastia, le 3 mars 2014 / © FTViastella

A Bastia, ce 3 mars, lors d'une conférence de presse  le radical Jean Zuccarelli et  son colistier communiste Francis Riolacci ont tendu la main au radical dissident  François Tatti et vivement attaqué le nationaliste Gilles Simeoni, donné vainqueur dans les sondages.

Par Sébastien Tieri

Collaboration, Etat colonial, extrême droite, italie mussolinienne...telles sont les références très violentes employées ce lundi 3 mars à Bastia  par Jean Zuccarelli et Francis Riolacci contre leur adversaire nationaliste Gilles Simeoni.

La liste PRG-PCF donnée battue dans plusieurs sondages veut "recentrer le débat sur le véritable enjeu" de cette municipale. 

Les deux colistiers appellent à "faire barrage au simeonisme, une idéologie qui prend sa source dans le rejet de la France et de l'autre" estime Francis Riolacci, adjoint au maire PCF sortant et 3e de la liste. "Pour lui l'Etat français est responsable de tous les malheurs de notre île et c'est un état colonial" renchérit Jean Zuccarelli stigmatisant son rival nationaliste. 

Le tandem met en garde les électeurs sur "cette idéologie dangereuse fondée sur la complaisance avec le terrorisme", allant jusqu'à évoquer "l'Italie Mussolinienne" comme autre source du Simeonisme, les radicaux-communistes ont donné une tournure tendue à la campagne bastiaise même si pour l'heure Gilles Simeoni n'a pas réagi à ces propos.

Le candidat radical et son colistier communiste ont dénoncé ce qu'ils appellent "le siméonisme" (sic), qui reposerait - selon eux- " sur une idéologie dangereuse fondée sur la complaisance avec le terrorisme" (sic).




 


L'appel aux électeurs Républicains 

Une manière de diaboliser le favori des sondages et de lancer un appel clair à François Tatti ou plutôt à ses electeurs potentiels... rejoignez le camp des républicains avant qu'il ne soit trop tard.
Ils ne ferment plus la porte à une large union au 2e tour de tous les Républicains mettant en garde contre les unions qui créeraient une "majorité artificielle". . 

Le PRG et le PCF s'interrogent aussi sur les gages que Gilles Simeoni donnera aux indépendantistes de Corsica Libera "lui qui ne condamne pas la violence comme les tirs à l'arme de guerre contre la gendarmerie de Montesoro"

Une stratégie qui démontre aussi que l'équipe sortante sent que la partie s'annonce plus que serrée, voire que la défaite prédite par les sondages est une possibilité assez crédible, pour jouer la carte de la diabolisation des nationalistes afin de se poser en seul rempart pour garder Bastia dans la République... 

 
>> Ecoutez Françis Riolacci et Jean Zuccarelli 


 

Sur le même sujet

SUIVEZ LES ELECTIONS LEGISLATIVES 2017 SUR FRANCE INFO

Le CNOSF s’oppose au maintien du SC Bastia en Ligue 2

Près de chez vous

Les + Lus