"Air Cocaïne" : 4 à 2 ans de prison ferme

Jacques Labydoire, Sylvain Calendini et Frédéric Salini ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel d'Ajaccio pour avoir détenu et transporté par avion de la cocaïne entre décembre 2014 et février 2015.  

ILLUSTRATION - Le palais de justice d'Ajaccio (Corse-du-Sud)
ILLUSTRATION - Le palais de justice d'Ajaccio (Corse-du-Sud) © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Les trois hommes étaient poursuivis pour avoir fait passer 500 grammes de cocaïne sur un vol Paris-Ajaccio en février 2015, profitant de la situation de steward de l'un d'entre eux auprès d'Air Corsica. 

Les prévenus avaient été placés sous surveillance depuis décembre 2014 par la police judiciaire, informée par un "renseignement anonyme", "qu'un steward d'Air Corsica devait profiter de sa position pour faire passer une quantité importante de cocaïne, en prévision de la période des fêtes", a indiqué le président Jean Leandri. 
 
L'enquête mettra en évidence la préparation de l'opération, plusieurs coups de téléphones et des rendez-vous, avant le passage de la drogue et sa saisie à Ajaccio. 

Désigné par l'accusation comme le commanditaire, Frédéric Salini, 36 ans, écope de la plus lourde peine. Patron à l'époque des faits d'un restaurant en vogue à Porticcio, sur la rive sud du golfe d'Ajaccio, il a été condamné à quatre ans de prison ferme avec maintien en détention.

Sylvain Calendini, employé dans le restaurant de Salini écope de trois ans de prison avec maintien en détention. C'est lui qui selon l'accusation a reçu la drogue des mains de Frédéric Salini, lors d'un rendez-vous dans un hôtel, avant de la remettre à Jacques Labydoire, steward d'Air Corsica.

Ce dernier, profitant de sa situation, aurait tranquillement passé les filtres de sécurité en uniforme de la compagnie. Il a été condamné à trois ans de réclusion dont un an avec sursis, sans mandat de dépôt. Il lui a été en outre interdit d'exercer la profession de steward ou toute fonction lui permettant d'accéder à une zone aéroportuaire sécurisée.
 
Le tribunal correctionnel d'Ajaccio a suivi les réquisitions du procureur. La compagnie aérienne qui s'était constituée partie civile et demandait des dommages et intérêts au titre du "préjudice morale" a été déboutée de sa demande. 


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