Ajaccio – Hommage à l’ancien bâtonnier Antoine Sollacaro

16/10/2017 - Hommage du Barreau d'Ajaccio à l’ancien bâtonnier Antoine Sollacaro, assassiné le 16 octobre 2012. / © JA MARCHIANI / FTVIASTELLA
16/10/2017 - Hommage du Barreau d'Ajaccio à l’ancien bâtonnier Antoine Sollacaro, assassiné le 16 octobre 2012. / © JA MARCHIANI / FTVIASTELLA

Le Barreau d’Ajaccio a rendu hommage lundi à l'ancien bâtonnier d'Ajaccio, l'avocat Antoine Sollacaro, assassiné le 16 octobre 2012. Sur le plan judiciaire, l'enquête est terminée. 

Par Grégoire Bézie / France 3 Corse ViaStella

Comme tous les 16 octobre depuis quatre ans, les avocats du barreau d'Ajaccio, magistrats et personnels du tribunal ont rendu hommage à Antoine Sollacaro, sur les marches du palais de justice d’Ajaccio.

Le 16 octobre 2012, Antoine Sollacaro, 63 ans, connu notamment pour avoir défendu Yvan Colonna, était abattu à bout portant de plusieurs balles de calibre 11,43 mm, par un commando de deux hommes en moto, à son arrivée dans une station-service proche du centre d'Ajaccio où il s'arrêtait chaque matin acheter le journal.

Hommage à l’ancien bâtonnier Antoine Sollacaro
Me Jean-François Casalta , bâtonnier d'Ajaccio; Me Anna-Maria Sollacaro, fille d'Antoine Sollacaro - France 3 Corse ViaStella  - Marie-Françoise Stefani, Jean-André Marchiani

Une enquête difficile


Qui a pu assassiner ou faire assassiner Antoine Solacaro? Depuis cinq ans, l'enquête peine à le déterminer. L'avocat, réputé pour son engagement nationaliste, n'avait pas que des amis et aurait "payé" son amitié à certains d'entre eux, dans un contexte de rivalités entre bandes. C'est en tout cas l'avis des enquêteurs. 

En avril 2013 à la suite de la découverte de la moto, André Bacchiolelli et Mickaël Ettori et Pascal Porri, trois membres présumés de la bande criminelle du Petit Bar, à Ajaccio, sont ainsi arrêtés et mis en examen.

Mais l'été suivant, fait rarissime dans une affaire d'assassinat, la chambre d'instruction prononce un non-lieu et annule les trois procédures.

Retour à la case départ pour les enquêteurs avant un nouveau rebondissement en mars 2015. Un "repenti" fait des déclarations qui conduisent à deux nouvelles mises en examens ; celle de Jacques Santoni, chef présumé de la bande du Petit Bar et d'André Bachiolelli, de nouveau.

Tous deux ont attaqué en justice ce témoignage. Ils ont depuis été remis en liberté sous conditions.

Affaire Sollacaro, le point sur l'enquête




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