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Corse: le FLNC dépose les armes

Dans un communiqué authentifié, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), a annoncé mercredi 25 juin avoir "décidé unilatéralement, d’enclencher un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité", mettant un terme à 38 ans de lutte armée.

  • Par Grégoire Bézie
  • Publié le , mis à jour le
ARCHIVES - Quelque 200 militants masqués du Front de Libération National Corse tiennent une conférence de presse clandestine dans la nuit du 19 au 20 septembre 1990 en Corse. Sur la banderole, on peut lire : "Une fois le peuple regroupé, il faut marcher". © AFP

© AFP ARCHIVES - Quelque 200 militants masqués du Front de Libération National Corse tiennent une conférence de presse clandestine dans la nuit du 19 au 20 septembre 1990 en Corse. Sur la banderole, on peut lire : "Une fois le peuple regroupé, il faut marcher".

"Nous passons d’une phase de combat et de résistance à une phase de construction d’un véritable pouvoir politique corse" annonce l'organisation clandestine nationaliste dans un communiqué de 14 pages, envoyé au magazine Corsica.

Rappelant son engagement armé depuis le 5 mai 1976 qui "a permis d’enrayer la bétonisation de nos côtes et de diminuer la spéculation immobilière", l’organisation annonce récuser dès la parution de [son] communiqué « toute paternité d’actions militaires sur le territoire corse et français ».

Sans préalable et sans équivoque aucune, notre organisation a décidé unilatéralement, d’enclencher un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité. En ce sens, dès la parution de notre communiqué, nous récusons par avance toute paternité d’actions militaires sur le territoire corse et français.








Corse: le FLNC dépose les armes
Le communiqué réaffirme l’attachement du FLNC à l’indépendance de la Corse, refusant "cette Union Européenne d’Etats constitués, qui nie le droit des peuples, leurs spécificités culturelles et leurs traditions". 

S'adressant à "la jeunesse corse qui n’acceptent pas le sort réservé à leur pays", l’organisation nationaliste l'invite "à rejoindre l’organisation de jeunesse qui porte le discours d’indépendance".   

"Les Corses n’ont pas vocation à devenir un peuple sans terre, minoritaire dans son propre pays, qui aurait pour seule alternative l’exil ou la soumission à des étrangers fortunés".

Le FLNC rappelle aussi son attachement à "l’instauration d’une citoyenneté corse (..) [qui] doit permettre une véritable corsisation des emplois en favorisant l’emploi local à compétences égales".

Depuis sa création en 1976, le FLNC a plusieurs fois annoncé des trêves, mais c'est la première fois dans l'histoire de l'organisation clandestine, que ses membres annoncent vouloir déposer les armes.

Dans un communiqué authentifié, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), a annoncé mercredi 25 juin avoir "décidé unilatéralement, d’enclencher un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité".


 

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