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ViaStella partenaire du Corsica Doc, du 18 au 22 octobre à Ajaccio, Espace Diamant & cinéma Ellipse

Corsica Doc veut promouvoir et diffuser le documentaire en Corse. Au programme de l'édition 2017, une soirée d'ouverture consacrée au dernier Thierry de Peretti "Lutte jeunesse", une thématique "intime & sexualité"; les chefs d'oeuvre du doc italien et nombre de surprises... Les infos dans l'article

Par Christophe Leuck

Le documentaire "sexy" à l'honneur cette année :

Extrait de "Bambi"de Sébastien Lifshitz nominé aux Césars 2014 et Teddy Award du Meilleur Film documentaire à la Berlinale 2013.
Projection le 21 septembre à l'Ellipse après le palmarès de l'édition 2017, en présence de Marie-Pierre Pruvot alias Bambi...


Dès sa plus tendre enfance à Alger, Marie-Pierre ne veut s’habiller qu’en robe et refuse obstinément son prénom de naissance : Jean-Pierre. A 17 ans, sa vie bascule lorsqu’elle découvre la revue d’un cabaret de travestis en tournée : le Carrousel de Paris. En quelques années, elle devient « Bambi », figure mythique des cabarets parisiens des années 50-60.
En recueillant le témoignage d’une des premières transsexuelles françaises, Sébastien Lifshitz poursuit le travail entamé avec « Les Invisibles » et trace le destin d’une personnalité hors du commun.
Corsica Doc 2017 - Extrait du documentaire "Bambi"

Le programme complet

"Il mondo perduto" de Vittorio de Seta, projection dans le cadre des ateliers scolaires

LES MOMENTS FORTS DU FESTIVAL


Pier Paolo Pasolini tourne son documentaire
Pier Paolo Pasolini tourne son documentaire
SEXUALITE(S), ITALIE, JEUNESSE

Pasolini… L’origine de cette édition, c’est Pier Paolo Pasolini.
Et tout particulièrement son film, Comizi d’amore. Qu’il aurait sans doute mieux valu traduire par « Forum d’amour » plutôt qu’Enquête sur la sexualité. De ce film, Michel Foucault écrivait : « Au groupe qui déambule ou lézarde, Pasolini, comme en passant, tend son micro : il pose à la cantonade une question sur l’amour, sur ce domaine indécis où se croisent le sexe, le couple, le plaisir, la famille, les fiançailles avec leurs coutumes, la prostitution et ses tarifs. » 
C’est dans ce domaine indécis -l’amour- que les films choisis ici s’inscrivent. S’y croisent Pasolini, Eustache, HPG, Alice Diop, Silvano Agosti, Sébastien Lifschitz… pour un grand forum d’amour, de sexe, de plaisir et de cinéma.
Pasolini encore… Pier Paolo nous a lancé sur une autre piste : pourquoi ne pas montrer aussi tout ce pan documentaire du cinéma italien ? L’historien Federico Rossin, enthousiaste, nous a concocté une somptueuse rétrospective où Pasolini croise Fellini, Rossellini, Rosi et leurs successeurs.
Pasolini enfin… Par un hasard qui n’en est sans doute pas un, le documentaire de Thierry de Peretti s’est imposé en ouverture de ce festival. Un film qui est le casting de sa fiction, Une vie violente. Un titre qui doit tout à Pasolini.
Annick Peigné-Giuly
Directrice artistique


Soirée d’ouverture de Corsica.Doc # 11
Lutte Jeunesse
De Thierry de Peretti

Une vie violente, le dernier film de Thierry de Peretti sorti en août dernier, partait d’un de ces faits divers émaillant les « guerres fratricides » entre nationalistes dans les années 90. Pour incarner le principal protagoniste de cette actualité passée, il a fallu un long travail de casting parmi de jeunes hommes corses. Durant une année, Julie Allione a filmé ces candidats. Des centaines de jeunes gens face caméra, face aux questions de Julie Allione. Mais il ne s’agit en rien d’un interrogatoire. Entre elle et eux, s’établit d’emblée une conversation fébrile sur un des nœuds du film comme de leur vie : le rapport à la Corse. La belle intuition de Thierry de Peretti fut de comprendre que ce casting était aussi un film. Comme le hors-champ réel et bouillonnant du film de fiction. Avec ce documentaire se déplient les rapports de la jeunesse actuelle à leur île et à son histoire. Un déploiement aussi du champ du cinéma de la fiction au documentaire et retour… C’est ce document brut qui fait ici film, dans sa non-intention originelle de faire film.

Mercredi 18 octobre à 21h00 Ellipse cinéma. Avec Thierry de Peretti et Julie Allione.


SEXUALITE(S)
Une édition very sexy... le documentaire, sexy ? Ce n’est pas votre genre, nous direz vous ? eh bien si. Nous sommes même trans-genre, du moins cinématographiquement parlant. Le reste est de l’ordre de l’intime. Ce sera d’ailleurs le sujet de nos films : l’intime. De nombreux films l’abordent, l’explorent, sous tous les angles. Le documentaire, tout comme la fiction, n’y va pas par quatre chemins, mais lui se coltine la réalité de la chose. De Pasolini à HPG en passant par Eustache, Silvano Agosti, Jean-François Davy, Alice Diop... nombre de cinéastes ont tenté de poser la question de la sexualité en images et en paroles. C’est dans ce riche fonds cinématographique que nous avons puisé pour cette édition d’une nouvelle décennie.


LES FILMS
"Une sale histoire", 1977
"Une sale histoire", 1977
Une sale histoire
De Jean Eustache
Le film part d'un fait réel : Jean-Noël Picq, ami du cinéaste, remarque un trou au bas de la porte des toilettes d'un rade parisien de la Motte-Picquet Grenelle. Ce trou le travaille, il en fait part à ses amis, qu'il ennuie. Il transforme alors cette méditation philosophique sur le néant en une histoire salace d'hommes observant les sexes féminins de passage, et gagne du coup un franc succès de scandale dans les soirées. Eustache finit par s'emparer de ce récit voyeuriste. Mais il couple, sans rien en dire aux protagonistes, une version documentaire (Picq racontant l'histoire devant un auditoire de quatre femmes) à une version fictionnelle (même texte dit par Michael Lonsdale devant des figurants)…
A partir de cet étrange film, fruit du hasard des rencontres d’Eustache et de ses intuitions, Annie Smadja (psychiatre et psychanalyste) animera une discussion sur le film et ses rhizomes.

Samedi 21 octobre à 16h00 Espace Diamant.

Bambi
De Sébastien Lifschitz
Dès sa plus tendre enfance à Alger, Marie-Pierre ne veut s’habiller qu’en robe et refuse obstinément son prénom de naissance : Jean-Pierre. A 17 ans, sa vie bascule lorsqu’elle découvre la revue d’un cabaret de travestis en tournée : le Carrousel de Paris. En quelques années, elle devient « Bambi », figure mythique des cabarets parisiens des années 50-60.

Samedi 21 octobre à 21h00 Ellipse cinéma. En présence exceptionnelle de Bambi

Comizi d’amore
De Pier Paolo Pasolini
D'où viennent les bébés ? De la cigogne, d'une fleur du bon dieu, de l'oncle de Calabre…  Mais regardez plutôt le visage de ces gamins : ils ne font rien pour donner l'impression qu'ils croient ce qu'ils disent. Pasolini se définit dans ce film comme un "commis-voyageur" qui parcourt l'Italie, du Sud au Nord, pour sonder les idées et les mots des Italiens sur la sexualité et démonter la culture "petite-bourgeoise" des années soixante.

Samedi 21 octobre à 18h30 Espace Diamant. Présenté par Federico Rossin.

Marion du réalisateur HPG
Marion du réalisateur HPG
Marion
De HPG
Rester ensemble ou se séparer ? Un couple, Marion et Gus, se lance dans l’une des plus dingues et fantasmatiques quêtes de soi pour trouver la réponse.
Le film est un nouveau chapitre du journal semi-autobiographique d’un acteur et réalisateur du cinéma pornographique qui se met ici en scène. Un regard sur soi plein d’humour et de mélancolie. Une vue de biais du monde du porno.

Jeudi 19 octobre à 23h00 Ellipse cinéma. Interdit aux moins de 18 ans.
En présence exceptionnelle de HPG.

Polissons & galipettes
De Michel Reilhac
Une composition de films érotiques muets du début du XXe siècle. Ces derniers étaient programmés en séances à heures fixes dans les salons d'attente des bordels sophistiqués.
Dimanche 22 octobre à 22h30 Ellipse cinéma. Interdit aux moins de 18 ans.

COMPETITION « NOUVEAUX TALENTS »

Cette année, nous avons reçu 335 films pour la compétition « Nouveaux talents ».
Une compétition ouverte aux premiers, deuxièmes et troisièmes films d’un réalisateur. Notre adhésion au dispositif "DocfilmDépo"t nous a valu cet afflux, dû à la grande ouverture sur l’international.
Le travail de sélection en fut accru, mais la diversité et la richesse créative des films fut stimulante.  Seize films seront en lice cette année devant un jury Corsica.Doc/France 3 Corse/Via Stella et un jury « jeune public ». Chaque jury votant pour un long métrage et pour un court métrage.
Le film primé par le jury CORSICA.DOC/FRANCE3 CORSE/VIA STELLA sera programmé sur la chaîne.
Les réalisateurs des films primés recevront un abonnement gratuit de six mois à Tënk (site VOD du documentaire d’auteur).

JURY CORSICA.DOC/FRANCE3 CORSE/VIA STELLA

Président :
Yves Jeuland, réalisateur
Après Rêves d'énarques en 1999, le cinéaste réalise la série « Paris à tout prix » qui suit, sur deux ans, la campagne municipale de Bertrand Delanoë et Jean Tibéri. Puis Camarades, un documentaire sur le parti communiste, avant Le Siècle des socialistes (2005). Entre-temps, il revient sur trente ans d'histoire des homosexuels en France avec Bleu, blanc, rose (2002). En 2010, il sort en salles le film Le président, un portrait serré du maire de Montpellier, Georges Frêche. En 2014, il observe les coulisses des élections présidentielles depuis la rédaction du journal Le Monde. Son film, Les gens du Monde, est présenté Hors-Compétition au Festival de Cannes 2014. En 2015, il réalise Un temps de président, un film sur François Hollande.
Nathalie Bourgeois, Cinémathèque française
Responsable du dispositif « Cinéma, cent ans de jeunesse »
Lydie Mattéï, cinémathèque de Corse
Chargée de programmation
Sabine Costa, Documentaire sur grand écran
Chargée du développement numérique.
Corine Rovina Canavaggio, France 3 Corse/Via Stella
Chargée des coproductions documentaires et magazines à France 3 Corse/Via Stella.

JURY JEUNE PUBLIC
Cinq jeunes de Corse, lycéens d’Ajaccio et étudiants de l’université de Corte formeront le jury « jeune public ». Il décernera lui aussi un prix « long métrage » et un prix « court métrage ».

ATELIERS SCOLAIRES
AUTOUR DES COURTS METRAGES DE VITTORIO DE SETA : IL MONDO PERDUTO


Enrichir la mémoire des enfants de Corse par la représentation en images de ce que fut leur univers il y a plus d’un demi-siècle. C’est ce petit miracle qu’accomplit cette collection de courts métrages intitulée « Il mondo perduto » (le monde perdu). Tournés dans le sud de l’Italie au milieu du XXème siècle, ces dix petits films exposent ce que fut la vie de nos parents alors. Vittorio de Seta, dans le même mouvement que l’ethnologue Ernesto di Martino, a filmé les dernières traces d’un monde de paysans et de bergers qui allait disparaître avec l’avènement du modernisme de ces années 50.
Loin d’être une simple captation de la vie quotidienne, il en est une représentation éblouissante, tant le réalisateur avait à cœur de magnifier le travail de ces « petites gens ». Les films sont tournés avec les moyens les plus sophistiqués du cinéma, montés comme de petites nouvelles, pensés pour archiver le génie humain dans le travail comme dans la vie sociale.

Trois de ces courts métrages seront présentés aux classes de l’atelier scolaire.
Vinni lu tempu de li pisci spata (11’, 1954, ital, vostf)
Pasqua in Sicilia (11’, 1955, ital, vostf)
Pastori di Orgosolo (11’, 1958, ital, vostf)

Le principe de l’atelier est la présentation puis la projection des films. S’ensuit une discussion avec les élèves autour des films.
L’atelier sera animé par Federico Rossin, historien du cinéma.

Mercredi 18, jeudi 19, vendredi 20 octobre de 9h30 à 11h30. Espace Diamant.

EXPOSITION PHOTOGRAPHIES
LARMES ET RIRES D’EROS
De juillet 1959 à avril 1961, Georges Bataille conçut Les Larmes d'Eros, son "testament iconographique de l'érotique occidentale".
C’est sous ce même beau titre que la galerie de la rue Charlot se présente. Des milliers de photographies « de charme » ou « pornographiques » y sont conservées. Son directeur, Alexandre Dupouy nous a permis d’y piocher gracieusement une quinzaine de photographies qui font cette exposition.
Notre choix était évidemment bridé et il s’est porté sur la période du début du XXème siècle.
Sur un caractère très étonnant et réjouissant de ces prises de vues : l’humour. C’est ce qui nous a semblé caractériser le rapport à la sexualité alors. Une sensualité rieuse, mutine et non conformiste.
Quinze photographies anonymes en sont la preuve.
Exposition permanente durant tout le festival, Espace Diamant.
Avec Les Larmes d’Eros.

Plus d'infos sur le site du Festival



 


 

 

Interview Gilles Simeoni - Femu a Corsica