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Handicap : À Ajaccio, un institut pour rendre les patients plus autonomes

Handicap : visite de l'institut ajaccien A Casarella
Intervenants : Jean-Pierre Pietri, directeur de l’IEM A Casarella ; Philippe Martinetti, kinésithérapeute à l’IEM A Casarella ; Nicolas, patient de 19ans ; Caroline Guardanti, psychomotricienne à l’IEM A Casarella ; Patricia Guérin, enseignante spécialisée détachée de l’Éducation nationale ; Laurence Lecomte, orthophoniste ; Stéphanie, mère de Tina. - France 3 Corse ViaStella - Reportage : Marie Cristiani et Stéphane Lapérie. Montage : Stéphane Wislin.

A Ajaccio, l'institut A Casarella est l'une des six structures d'accueil pour personnes handicapées que compte la Corse. Il prend en charge des patients dès le plus jeune âge pour qu'ils gagnent en autonomie, avec un service individuel et des technologies innovantes. Un dossier de la rédac.

Par France 3 Corse ViaStella

Lundi, c’est le jour du bal des camionnettes devant l’institut A Casarella. Les véhicules utilitaires des Paralysés de France (APF) y déposent de jeunes patients, originaires d’Ajaccio, Bastia ou même de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Trente-cinq jeunes sont pris en charge par le centre médical, situé route d’Alata à Ajaccio. « Les pathologies qui nous sont adressées sont essentiellement du handicap moteur, avec handicap associé », précise Jean-Pierre Pietri, directeur de l’institut

 

[Nous avons aussi affaire] à des polyhandicaps, c'est-à-dire des enfants dont le handicap moteur est central, mais avec des difficultés de communication massives


Aux petits soins

Afin de rééduquer et former ces jeunes, le personnel d’A Casarella - qui compte 52 salariés – est aux petits soins. « C’est pas le même rapport qu’avec une clientèle habituelle ou en centre de rééducation, observe un des kinésithérapeutes du centre, Philippe Martinetti, alors qu’il masse Nicolas, un Bastiais de 19 ans qu’il connaît bien. On les voit grandir, évoluer, mûrir parfois. C’est une sorte de grande famille cet établissement ». Les équipes travaillent en lien étroit avec les familles.


Pour faciliter la communication, tous les moyens (ou presque) sont permis. Une salle du centre est réservée au « Snoezelen », une méthode de stimulation multi-sensorielle basée sur une ambiance de lumières et de sons apaisants pour mettre les enfants en confiance.

Redonner confiance

Le centre vient aussi d’acquérir un clavier à reconnaissance rétinienne pour permettre à certains patients lourdement handicapés de pouvoir taper des messages. Rendue possible grâce à l'association Malou, cette opportunité emplit Morgane de joie, une jeune fille qui se trouve dans l’incapacité d’écrire. Des séances d’ergothérapie, de cuisine, mais aussi d’écriture et de lecture sont proposées aux enfants du centre.

Les activités permettent aux enfants de reprendre confiance en leurs capacités, de devenir le plus autonome possible. La mère de Tina, qui est suivie à A Casarella, remarque de nettes améliorations dans les comportements de sa fille. « Le fait de la voir sourire jusqu’aux oreilles lorsqu’on arrive le matin, ça me suffit », confie-t-elle.


 

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