Chômage : les femmes plus touchées en Corse

Pôle Emploi (Archives) / © PASCAL GUYOT / AFP
Pôle Emploi (Archives) / © PASCAL GUYOT / AFP

Les chiffres du chômage pour le mois de juillet 2017 ont été publiés. En Corse, le nombre de demandeurs d’emploi (cat. A, B, C) a augmenté de 3,2% comparé au mois de juillet 2016. Et les femmes sont les plus touchées.

Par Audrey Altimare

Entre le mois de juillet 2016 et le mois de juillet 2017, le nombre de demandeurs d’emploi (cat. A, B et C) a augmenté de 3,2% en Corse. Selon les chiffres de Pôle emploi, si le nombre d’hommes dans ces catégories a augmenté de 0,3% en un an, la proportion de femmes est quant à elle en hausse de 5,9%.

« C’est un peu une spécificité corse, qui dure depuis des années. En prenant les chiffres de Pôle emploi depuis 1997, sans discontinuer, depuis cette époque-là, le chômage des femmes est plus important que celui du chômage des hommes en Corse. C’est l’inverse de ce qui se passe dans le reste des régions métropolitaines», explique Antoine Belgodère économiste, université de Corse.



Elles sont ainsi 12 290 à s’être enregistrées à Pole Emploi au mois de juillet 2017 contre 11 610 à la même période l’an dernier. Les femmes de 50 ans et plus sont les plus touchées avec une augmentation de 15,7% de ces demandeuses d’emploi en un an. 

Chômage : les femmes plus touchées en Corse
Intervenants : Antoine Belgodère, économiste / Michel Castelli, directeur-adjoint de Pôle Emploi à Ajaccio. Reportage : Fabien Farge, Camille Lemeur


Le sous-emploi des femmes non-salariées


Mais les autres catégories d'âge sont elles aussi concernées. Alors que le nombre de demandeurs d'emploi masculins de moins de 25 ans et de 25 à 49 ans a respectivement diminué de 3,2% et de 3%,. A l'inverse, le nombre de chômeuses dans ces catégories d'âge a augmenté respectivement de 4,1% et 2,5%.  « Ce n’est pas dans le travail salarié que les femmes sont le plus sous-représentées, puisque leur part dans l’emploi salarié correspond à leur part dans la population active totale.

En revanche, en ce qui concerne, les emplois non-salariés comme les entrepreneurs, les professions libérales, les artisans, elles ne représentent qu’un tiers de ces emplois-là. Donc on peut penser que c’est du côté de l’emploi non-salarié qu’il faut  regarder pour comprendre les raisons de ce sous-emploi des femmes
», continue Antoine Belgodère. 


Si les écarts restent parfois importants entre le chômage des hommes et celui des femmes, l'économiste assure que cette différence a peu à peu tendance à se réduire. 



A lire aussi

Sur le même sujet

Élections territoriales : imbroglio autour des dates du premier scrutin - Jean-François Baccarelli

Près de chez vous

Les + Lus