Présidentielle : Ce qu’Emmanuel Macron propose pour la Corse

Emmanuel Macron lors d'un meeting dans le cadre de la campagne de l'élection présidentielle, à Furiani (Haute-Corse) le 7 avril 2017. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Emmanuel Macron lors d'un meeting dans le cadre de la campagne de l'élection présidentielle, à Furiani (Haute-Corse) le 7 avril 2017. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

C’est l’heure de tenir ses promesses. "Président de la République, je réunirai tous les acteurs concernés pour bâtir un diagnostic sur la situation et les besoins de la Corse", avait déclaré Emmanuel Macron lors de la campagne de l’élection présidentielle.

Par France 3 Corse ViaStella

Le candidat d’En Marche! s’était engagé lors d'une réunion publique à Furiani à établir, s'il était élu président, un "diagnostic sur la situation et les besoins de la Corse", qui ne devait pas être un territoire "sous perfusion" mais  "une chance pour la République".

"Sans attendre, nous pouvons agir" et "donner les moyens aux Corses de réussir dans la République", avait-il déclaré évoquant notamment les questions d'emploi, de sécurité ou encore de santé. "Je ne veux pas d'une Corse sous perfusion, je veux l'émancipation de la Corse".

Présidentielle : Ce qu’Emmanuel Macron propose pour la Corse
Emmanuel Macron, candidat "En Marche" à la présidentielle (07 avril 2017); Gilles Simeoni, président de l'Exécutif de Corse, le 25 avril 2017; Emmanuel Macron, candidat "En Marche" à la présidentielle (07 avril 2017);  - France 3 Corse ViaStella - Pierre Nicolas, Laura-Laure Galy

Il a notamment dit vouloir "engager la procédure de ratification de la charte des langues régionales", un sujet passionnel qui a achoppé sous le quinquennat Hollande, et souhaiter "encourager l'apprentissage de la langue et de la culture Corse dès l'école".

"S'il apparaît que le cadre actuel ne permet pas à la Corse de développer ses potentialités, alors nous pourrons envisager d'aller plus loin et de réviser la Constitution", notant toutefois qu'un tel scénario "ne sera pas simple".

"Je ne serai pas toujours d'accord avec vous, mais je vous écouterai tous. Tous les représentants élus qui siègent à l'Assemblée de Corse auront la parole et mon écoute".

Une solution politique à la question corse 


Le président du conseil exécutif corse, Gilles Simeoni, qui avait appelé à voter Emmanuel Macron "pour empêcher la victoire du Front national" a évoqué sur Twitter dimanche soir "parmi les dossiers essentiels & urgents à traiter, celui d'une solution politique à la question corse".


Le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, avait quant à lui appelé les nationalistes qui décideraient de voter au second tour de la présidentielle à s'opposer au Front National, tout en annonçant que lui-même n'irait pas voter.

Dimanche soir, il a déclaré sur Twitter: "Nous répétons au Président Macron ce que nous avons dit au candidat: les institutions corses attendent le respect de toutes leurs décisions". 

 

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