Sécurité routière : toujours trop de morts en Corse

Sécurité routière : toujours trop de morts en Corse / © Christophe Barreau / MAXPPP
Sécurité routière : toujours trop de morts en Corse / © Christophe Barreau / MAXPPP

Alors que le nombre de morts sur les routes a baissé de 13,5% en septembre, avec 289 tués, 45 de moins qu'en septembre 2016, a annoncé jeudi la Sécurité routière, les statistiques restent inquiétants en Corse, avec un accident mortel sur 4 impliquant un jeune de 18 à 25 ans.

Par Grégoire Bézie avec AFP / France 3 Corse ViaStella

En 2016, 34 personnes ont trouvé la mort sur les routes corses. La Corse est une des régions de France qui compte le plus grand nombre d'accidents mortels et corporels chez les moins de 25 ans. Au plan national, 15% des victimes d'accidents mortels sont des 18-25 ans. En Corse, la statistique grimpe à 25%.

"La spécificité insulaire, montagnarde et touristique de la Corse complique énormément les choses", explique le colonel Rémy Vagnier, commandant en second à la légion de gendarmerie. "Il y a finalement assez peu de routes en Corses, on a vite fait de croire les connaître."

A l'occasion de la journée nationale de la sécurité routière, ViaStella a proposé une soirée spéciale avec un documentaire inédit de Julien Meynet, "Locu di Morte", suivi d'un débat.


Sur les douze derniers mois en France, 3.473 personnes ont été tuées sur les routes, soit une baisse de 2,1% par rapport aux douze derniers mois précédents, détaille l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Cette baisse du nombre de tués était attendue après un mois de septembre particulièrement meurtrier (335 morts) en 2016, troisième année consécutive de hausse de la mortalité routière.

Deux plans ont été lancés en janvier et octobre 2015, soit un total de 81 mesures, sans réussir pour l'instant à enrayer la tendance à la hausse.

Dispositions phares de ces plans: l'interdiction du kit mains libres au volant, l'abaissement du taux d'alcoolémie pour les conducteurs novices (0,2 g/l de sang), l'expérimentation de tests salivaires pour détecter les stupéfiants, l'augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires d'ici fin 2018 et 10.000 radars "leurres") et l'obligation pour les chefs d'entreprise d'identifier leurs salariés pris en infraction au volant d'une voiture de société.

 

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