Après le député LR Jean-Jacques Ferrara en début de semaine, les trois députés nationalistes corses ont remonté peu avant 15h l'allée ombragée de la présidence, jusqu'au perron de l'Assemblée nationale devant photographes et caméras.

Ils ont ensuite entamé les formalités d'accueil, s'enregistrant, avant de récupérer leur mallette de députés et faire des photos officielles.

Les trois députés nationalistes ont aussi rencontré d'autres députés comme le centriste Jean Lassalle, réélu dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Le but est de former un groupe pour peser plus fort dans les futurs débats. Cela implique de réunir 15 parlementaires. 

Toute la journée, plusieurs discussions ont eu lieu dans des locaux proches de l'Assemblée, auxquelles le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni a participé.

Selon nos informations, les trois députés nationalistes aurait trouvé un accord avec sept autres députés pour créer un groupe indépendant. Resterait encore à réunir 5 parlementaires.

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Alliance entre indépendantistes et autonomistes, démilitarisation du FLNC, discours attirant un vote "anti-système": l'élection de trois députés nationalistes corses est une victoire historique pour un mouvement dont le visage a été profondément modifié depuis quelques années.

Une cinquantaine d'années après la naissance du mouvement dans l'île, et trois ans --quasiment jour pour jour-- après la démilitarisation du FLNC, c'est grâce à la coalition "Pé a Corsica" ("Pour la Corse") rassemblant les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni et les autonomistes de Gilles Simeoni que les nationalistes ont envoyé trois de leurs représentants au Palais-Bourbon. 

Dans cette mouvance modérée figurent Jean-Félix Acquaviva, vainqueur dans la 2e circonscription de Haute-Corse, et Paul-André Colombani (2e circonscription de Corse-du-Sud). Michel Castellani, 71 ans, militant nationaliste de la première heure élu dans la 1e circonscription de Haute-Corse, appartient plutôt à la tendance indépendantiste, selon Liza Terrazzoni, chercheuse à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS).

Prochaine étape pour les nationalistes corses: le vote attendu à la fin de l'année pour la collectivité unique de Corse, qui doit voir le jour
en 2018 de la fusion de la collectivité territoriale actuelle et des deux départements de l'île.