Élections territoriales : Jean-Martin Mondoloni sera candidat

À moins de quatre mois des territoriales, les candidats commencent à officialiser leur démarche. Après la défaite des législatives, la droite est divisée. plusieurs listes sont à attendre en décembre, l’une d’elles pourrait être menée par Jean-Martin Mondoloni de la Nouvelle Corse.

Par France 3 Corse ViaStella

Il en a l’ambition mais en a-t-il la carrure ? Jean-Martin Mondoloni souhaite devenir le nouveau visage de la droite insulaire à laquelle il souhaite ajouter une dimension nationaliste. Sur le plateau du Corsica Sera, l’intéressé confirme sa candidature et explique : « Depuis un certain temps déjà j’ai fait savoir combien cette élection m’était chère. J’ai engagé collectivement un mouvement en 2010 (…). J’ai fait valider ce qui me paraissait conceptuel à l’époque, par le corps électoral, aux élections législatives. La suite naturelle de ce cheminement est une candidature à l’élection territoriale. »

S’il siégeait jusqu’à présent sur les bancs de l’assemblée de Corse au sein du groupe le rassemblement,  la rupture avec la droite conventionnelle semble être consommée depuis décembre 2015. En cause : ses prises de position sur la langue et l’autonomie de gestion, en décalage avec celles de sa famille politique. En juin, lors des dernières élections législatives, un point de non-retour  est atteint. Dans la deuxième circonscription de Haute-Corse il s’oppose notamment à  Stéphanie Grimaldi des Républicains.

Retour sur le parcours de la droite en Corse
Reportage : Marchiani Jean André ; Plouchart Morgan ; Martini Wendy


Très virulente, la maire de La Porta lui demande de retirer sa candidature puis lui impute la responsabilité de la victoire nationaliste. « Stéphanie Grimaldi (…) apparaît isolée dans son analyse politique. Il apparaît évident aujourd’hui, comparé au résultat qui fut le mien, j’ai réussi à capter quelques 4 700 suffrages, sur l’idée simple qu’il y a deux courants qui traversent notre famille. Un courant plutôt classique, conventionnel, plutôt rattaché aux instances parisiennes. Et un courant plutôt régionaliste que j’essaye d’incarner et de faire valoir », indique Jean-Martin Mondoloni.

« L’horizon indépassable de mon engagement c’est l’indépendance »


Propulsée, faute de leader, Valérie Bozzi conduira la liste de la droite légitimiste en décembre, mais certains lui reprochent de privilégier des proches de Laurent Marcangeli et du giron ajaccien. Parmi eux, Camille de Rocca Serra est le plus critique, très déçu et affaiblit par la perte de son bastion de l’extrême sud, il est pour l’instant laissé pour compte. Georges Mela, le maire de Porto-Vecchio de son côté est toujours indécis.



Jean-Martin Mondoloni, quant à lui, et pour la première fois de sa carrière politique dispose d’un espace de manœuvre important à l’approche du mois de décembre. « Je souhaite que les électeurs sachent que je suis engagé en politique parce que j’ai des convictions et que je veux faire prévaloir des idées et une ligne politique. Ma ligne politique est claire (…) c’est la place de la Corse dans un modèle républicain. Une place où toute l’autonomie, la plus large possible, doit prendre corps.

Une autonomie pas seulement large en termes de moyens mais également en termes de compétences dans un état fédéraliste. L’horizon indépassable de mon engagement c’est l’indépendance
», précise-t-il. 

Jean-Martin Mondoloni souhaite donc révéler dans les semaines à venir les bases de son programme concentrées sur la santé, la formation et l’économie. Trois thèmes que le candidat estime être les vraies préoccupations des Corses. Néanmoins, son profil montre aussi ses faiblesses : absence de fief électoral, pas ou peu de réservoir de voix et aucune victoire en son nom.


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