Exposition : à la découverte des maisons des Américains du Cap Corse

L’exposition « Palazzi di l’Americani » du Musée de la Corse à Corte retrace l'histoire de demeures construites au 19eme siècle. Ces bâtiments témoignent de la réussite sociale de ces Cap Corsins partis faire fortune aux Amériques.

Par France 3 Corse ViaStella

Dans le Cap Corse, 157 maisons des américains sont recensées. Ces demeures ont été érigées au 19ème siècle par des Cap Corsins revenus des Amériques après avoir fait fortune.

Rose-Marie Caregga a hérité de la toute première de ces villas construite à Sisco. « Ces maisons étaient beaucoup plus grandes et plus belles que les maisons des villages.

Les paysans les appelaient
‘i Palazzi’. Il y avait un style un peu particulier, mais c’est surtout parce qu’ils étaient partis aux Amériques. Ils étaient des Corses américains », explique-t-elle.

Des Corses américains pour qui traverser un océan n’était pas un obstacle. Les migrations vers les Amériques commencent au 16ème siècle, pour atteindre leur plus grande vague au 19ème. À cette époque ce sont plus de 4 000 Corses qui franchiront l’océan Atlantique.

Exposition : à la découverte des maisons des Américains du Cap Corse
Intervenants : Rose-Marie Caregga Propriétaire de la Villa Gaspari-Ramelli ; Michel-Edouard Nigaglioni Commissaire de l’exposition " Palazzi di l’Americani " Reportage : PAPIN Gilles ; NANNINI Pierrick ; ROESER Julie ; ANTOMARCHI Jacques

Départ pour raisons économiques


C’est cette histoire que retrace l’exposition « Palazzi di l’Americani » du musée de la Corse à Corte. « Ce sont des gens qui souvent, partent pour des raisons économiques. Mais il y a aussi des médecins et des gens qui jouissent d’une certaine fortune. Ils décident de tenter l’aventure américaine parce qu’ils ont un cousin, un frère […] quelqu’un du village qui est déjà présent sur place », note Michel-Edouard Nigaglioni, commissaire de l’exposition " Palazzi di l’Americani "

Du Venezuela aux États-Unis, en passant par Porto Rico, ils vont faire fortune dans les exportations et le commerce. À la fin du 19ème siècle, ils seront entre 10% et 15% à revenir en Corse. À leur retour c’est au travers de ces maisons qu’ils mettent en avant leur prospérité.

« Ils ont eu à cœur aussi de montrer et d’afficher leur réussite sociale. C’était aussi une revanche, ils ont été légitimement fiers de la fortune qu’ils avaient accumulée », continue Michel-Edouard Nigaglioni

Une exposition à voir jusqu’au 30 décembre l’occasion de parcourir l’histoire de ces aventuriers du Cap Corse.


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