La difficulté de trouver un logement social dans l'agglomération bastiaise

© FTVIASTELLA
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Très concentré sur la commune de Bastia, le parc social locatif de la 1e circonscription ne suffit pas à répondre à la demande. Il souffre aussi de son âge. Il a cependant le mérite d'exister dans une région globalement pauvre en logement social. Et il s'élargit ces dernières années.

Par France 3 Corse ViaStella

Au sud de Bastia, un immeuble de 36 logements sort de terre. Il s'agit d'une promotion en accession sociale à la propriété. Un secteur en plein essor.

"Nous avons accès dans un premier temps à la commercialisation vers les locataires HLM. Sur les 26 réservations que nous avons aujourd'hui, 14 sont issues du parc HLM, ce qui tend à prouver qu'il y a une demande en accession à la propriété", indique Jacques Fieschi, promoteur social.

Le parc social de la circonscription est essentiellement locatif et concentré à plus de 95% à Bastia. La commune compte 5.000 logements sociaux. Certains sont rénovés, d'autre pas du tout.

La difficulté de trouver un logement social dans l'agglomération bastiaise
Intervenants : Jacques Fieschi, promoteur social; Philippe Mourise, locataire HLM; Karen Novella, directrice du développement et de la cohésion sociale de la Communauté d'Agglomération de Bastia; Michel Rossi, maire de Ville-di-Pietrabugno - France 3 Corse ViaStella - Emilie Arraudeau, Guillaume Leonetti

Pourtant, les locataires restent longtemps : 17 ans en moyenne. Cela accroît le déséquilibre entre offre et demande : une sur six est satisfaite. Pour plus d'équité, l'agglomération a revu son mode d'attribution.

"Nous avons pris des critères qui sont ceux de l'État, les gens avec les revenus les plus faibles, avec une situation de handicap. Le bureau de la CAB a instauré aussi ce qui est ancienneté de la demande" explique Karen Novella, directrice du développement et de la cohésion sociale de la Communauté d'Agglomération de Bastia.

Bastia respecte la loi SRU avec 25% de logements sociaux, mais pas ses voisines, qui payent une amende.

Par exemple, à Ville-di-Pietrabugno, 17 premiers logements sociaux sont construits. Mais il lui en faut 420 pour 2025.

"Il peut y avoir un coût de la construction plus élevé qu'ailleurs. Nous ne sommes pas en plaine, mais en zone montagneuse. Il y a le risque amiante qui double le coût de la construction. Puis il y a le prix du mètre carré", affirme Michel Rossi, maire de Ville-di-Pietrabugno.

Aider ces communes, cela fait partie des vocations de l'office foncier. Il doit investir 22 millions d'euros dans leurs projets de logements sociaux d'ici l'an prochain.

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