Tommy Recco, l’un des plus vieux détenus de France, reste en prison

Le criminel d'origine corse, Joseph-Thomas Recco alias Tommy Recco ou thomy, attend le verdict lors de son procès, le 14 juin 1983, au palais de justice de Draguignan. / © ERIC GAILLARD / AFP
Le criminel d'origine corse, Joseph-Thomas Recco alias Tommy Recco ou thomy, attend le verdict lors de son procès, le 14 juin 1983, au palais de justice de Draguignan. / © ERIC GAILLARD / AFP

La chambre du conseil a confirmé mardi le rejet de la demande de libération conditionnelle pour raisons de santé de Joseph-Thomas Recco, dit "Tommy" Recco, 83 ans, détenu en Corse et condamné en 1983 à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux triples meurtres.

Par GB / France 3 Corse ViaStella avec AFP

Tommy Recco reste en prison. La chambre du conseil a confirmé le rejet de sa demande de libération conditionnelle prononcée début juillet par le tribunal d’application des peines.

L'octogénaire faisait valoir des problèmes d'audition sévères et des problèmes de dos, "qui ne sont pas complètement incompatibles avec la détention", reconnaissait lors de l'examen de la demande, son avocat Jean-Sébastien de Casalta, même s'"il serait sans doute en situation de mieux se faire soigner dehors".

"Le vrai débat est de savoir s'il présente un risque de récidive ou pas, et si sa liberté --fût-elle encadrée très strictement - est possible sans récidive", avait ajouté l'avocat du détenu.

Tommy Recco reste en prison
Me Jean-Sébastien de Casalta, avocat de Tommy Recco; Guy Maurel, partie civile - France 3 Corse ViaStella - Emilie Arraudeau, Christian Giugliano

L'octogénaire avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juin 1983 par la cour d'assises du Var à Draguignan pour deux triples meurtres qu'il a toujours niés: celui de trois caissières d'un supermarché de Béziers (Hérault) le 22 décembre 1979, et celui d'une fillette, de son père et d'un de leurs voisins, commis à Carqueiranne (Var) le 18 janvier 1980.

En 1962, il avait déjà été condamné à mort pour le meurtre de son parrain mais, gracié par le général De Gaulle, sa peine avait été commuée en réclusion criminelle à perpétuité. Il avait été libéré en 1977.

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