Législatives - La victoire des nationalistes en Corse, saluée par Jean-Guy Talamoni

Législatives - L'élection de 3 députés nationalistes en Corse, saluée par Gilles Simeoni, président du Conseil exécurif (G) et Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse (D)  / © DR
Législatives - L'élection de 3 députés nationalistes en Corse, saluée par Gilles Simeoni, président du Conseil exécurif (G) et Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse (D) / © DR

Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a réagi à ce scrutin des législatives, marqué par une première en Corse: l'élection de trois députés nationalistes, Michel Catellani, Jean-Félix Acquaviva et Paul-André Colombani.

Par France 3 Corse ViaStella

Trois candidats nationalistes corses (mouvement "Pé a Corsica") ont été élus dimanche soir au second tour des législatives, une première pour le mouvement nationaliste, qui n'avait jamais eu de député à l'Assemblée nationale jusqu'à présent.

"Les Corses ont été très clairs sur le message délivré. Ils nous ont confié les clés de la collectivité territoriale il y a un an et demi, nous avons travaillé avec la volonté de servir l’ensemble des Corses et non pas uniquement le mouvement national ce qui fait que nous avons certainement rassuré ceux qui n’avait pas voté pour nous en décembre 2015", a déclaré Jean-Guy Talamoni.

En Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva (deuxième circonscription) et Michel Castellani (première circonscription), qui avaient créé la surprise en arrivant en tête au premier tour, ont battu leurs concurrents avec plus de 20 points d'avance.

La victoire de Paul-André Colombani dans la deuxième circonscription de Corse-du-Sud, à 55,22% contre 44,78% pour son adversaire, a davantage surpris: le candidat nationaliste affrontait le député (LR) sortant Camille de Rocca Serra, qui s'était qualifié avec 6 points d'avance dimanche dernier.

Le professeur d'économie Michel Castellani a récolté 60,81% des voix, contre 39,19% pour le député sortant Sauveur Gandolfi-Scheit (LR). Jean-Félix Acquaviva a quant à lui devancé le candidat la République en marche Francis Giudici, avec 63,05% contre 36,95%. 

"C'est l'ancien monde politique corse qui s’est effondré (…) il y a une volonté de la part des Corses d’avoir des élus qui ne soient pas soumis à des partis parisiens. Ce qu’ont voulu dire les Corses aussi c’est que les prochains députés de la Corse devraient être des représentants de la Corse à Paris et non pas des représentants des partis parisiens en Corse", a ajouté Jean-Guy Talamoni.  



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