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Reims-Bastia : L'avocat des prévenus a eu accès à des vidéos de surveillance et porte plainte

L'avocat des prévenus, Me Jean-André Albertini, a eu accès à une partie des vidéos de surveillance qui ont filmé les heurts entre la police et des supporters bastiais, le 13 février dernier après un match à Reims. Il a noté une énorme distorsion entre les faits et les déclarations des policiers.

  • France 3 Corse ViaStella
  • Publié le 21/03/2016 | 18:08, mis à jour le 21/03/2016 | 21:22
Maitre Jean-André Albertini © France 3 Corse ViaStella

© France 3 Corse ViaStella Maitre Jean-André Albertini

A la veille de la comparution des sept supporters bastiais au tribunal de Reims pour rébellion et outrage à des policiers, un de leurs avocats a pu avoir accès à une partie des vidéos de surveillance qu'ils attendaient impatiemment.

Au micro de RCFM, Me Jean-André Albertini assure avoir remarqué une énorme distorsion entre les faits et les déclarations des policiers. Il dépose plainte pour faux et usage de faux et demande l'ouverture d'une information judiciaire pour qu'un juge d'instruction fasse la lumière sur les faits.

Comparution au tribunal de Reims demain


Agés de 20, 22, 24 et 28 ans, sept jeunes supporters du Sporting Club de Bastia comparaissent devant le tribunal de Reims le 22 mars. Un huitième supporter, encore mineur, a lui été présenté devant le juge des enfants.

Ils sont poursuivis pour rébellion et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique en réunion. De plus, l’un deux est aussi poursuivi pour violence et un autre pour avoir été en possession d’une bombe artisanale. Ces faits se sont déroulés dans les rues de Reims après un match Reims-Bastia le 13 février dernier.

Reims-Bastia : Me Albertini

Violences aggravés


Les sept jeunes bastiais avaient eux porté plainte contre X pour violences aggravés auprès du parquet de la République de Reims. Le cas de Maxime Beux, un supporter blessé, a été largement médiatisé. Lors des échauffourées avec la police ce soir de match, Maxime Beux aurait été touché par un tir de flashball au niveau de l’œil gauche. Il a perdu la vue de cet oeil et risque de le perdre physiquement.

En attendant, c’est eux qui seront jugés mardi 22 mars à 14h au tribunal correctionnel de Reims. La nouvelle plainte de Me Jean-André Albertini et l'accès aux vidéos de surveillance pourraient éventuellement avoir des incidences sur l'audience. De nombreux autres supporters du Sporting ont décidé de se rendre à Reims pour soutenir les sept Bastiais.
Communiqué de Bastia 1905, le club des supporters du SC Bastia

A quelques heures du début du « procès de Reims », nous souhaitons maintenir la mobilisation et l’attention de l’ensemble de la société Corse.
Ce sont 7 des nôtres qui se présenteront à la barre, 7 membres de Bastia 1905, 7 supporters du Sporting, 7 jeunes Corses. Les coupables accuseront demain, et pire ils jugeront peut-être, tels sont les vrais enjeux de cette audience.

Car ils ne sont pas simplement un symbole, ils ne représentent pas l’avenir de la corse mais ils sont l’avenir de la Corse. La jeunesse corse a décidé de n’être ni mouton ni loup, elle veut se frayer un chemin, son chemin et c’est la volonté d’entraver celui-ci qui se traduit ici.
Cette volonté va jusqu’à pousser de très hauts dignitaires à flouter les frontières pourtant primordiales d’un état de droit au travers du non respect de la séparation des pouvoirs. Si les coupables jugent ,alors l’effondrement d’une société sera inéluctable. Que chacun réfléchisse en lisant ou relisant l'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

C'est pourquoi nous continuons de demander la démission des responsables de ces mensonges qui ont conduit à la mutilation d’un des nôtres, et à l’injustice pour tous, à savoir le Procureur de Reims, et le ministre Bernard Cazeneuve. Nous demandions également l’arrêt des poursuites ce qui est toujours d’actualité en exigeant l’acquittement total des notres. Enfin les diverses enquêtes ouvertes devront être menées dans une parfaite impartialité et dans un temps raisonnable.
S’il est acquis que l’enquête tarde et est très longue maintenant, notre crainte de partialité s’est aujourd’hui confirmée. En effet des éléments supplémentaires s'ajoutent aux témoignages des nôtres concernant leur agression, les déclarations de certains policiers sont largement incohérentes. C’est pourquoi une nouvelle plainte basée sur ces fausses déclarations vient d'être A quelques heures du début du « procès de Reims », nous souhaitons maintenir la mobilisation et l’attention de l’ensemble de la société Corse.

Ce sont 7 des nôtres qui se présenteront à la barre, 7 membres de Bastia 1905, 7 supporters du Sporting, 7 jeunes Corses. Les coupables accuseront demain, et pire ils jugeront peut-être, tels sont les vrais enjeux de cette audience.
Car ils ne sont pas simplement un symbole, ils ne représentent pas l’avenir de la corse mais ils sont l’avenir de la Corse. La jeunesse corse a décidé de n’être ni mouton ni loup, elle veut se frayer un chemin, son chemin et c’est la volonté d’entraver celui-ci qui se traduit ici.
Cette volonté va jusqu’à pousser de très hauts dignitaires à flouter les frontières pourtant primordiales d’un état de droit de séparation des pouvoirs. Si les coupables jugent alors l’effondrement d’une société sera inéluctable. Que chacun réfléchisse en lisant ou relisant l'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

C'est pourquoi nous continuons de demander la démission des responsables de ces mensonges qui ont conduit à la mutilation d’un des nôtres, et à l’injustice pour tous, à savoir le Procureur de Reims, et le ministre Bernard Cazeneuve. Nous demandions également l’arrêt des poursuites ce qui est toujours d’actualité en exigeant l’acquittement total des notres. Enfin les diverses enquêtes ouvertes devront être menées dans une parfaite impartialité et dans un temps raisonnable.
S’il est acquis que l’enquête tarde et est très longue maintenant, notre crainte de partialité s’est aujourd’hui confirmée. En effet des éléments supplémentaires s'ajoutent aux témoignages des nôtres concernant leur agression, les déclarations de certes policiers sont largement incohérentes. C’est pourquoi une nouvelle plainte basée sur ces fausses déclarations vient déposée.Notre association se portera évidemment partie civile dans chaque affaire et espère voir nos représentants élus demain à Reims pour constater par eux même les mensonges, et au delà nous espérons surtout qu'ils tiendront parole en se portant eux aussi partie civile. N'oublions pas, au travers de ces jeunes, que c'est la Corse qui est attaquée.

Le combat ; nous ne cesserons de le répéter, n’est pas fini et la solidarité exemplaire dont nous faisons preuve doit persister. Avec elle une vigilance accrue de l’ensemble des couches de notre société est indispensable afin de maintenir le respect de ce qui fait de nous des corses.Notre détermination fera éclater la vérité, et avec elles toutes les volontés de s’opposer à notre émancipation.

Nous serons ensemble demain, physiquement ou spirituellement avec ceux qui combattront nos ennemis.

Enfin Remi est toujours incarcéré, et la même obstination des autorités ne lui permet pas la reprise d’une vie normale d’étudiant. Nous pensons à lui et nous continuerons également de nous battre pour qu’il puisse bénéficier rapidement d’une sortie anticipée.

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