publicité

Attentats: annuler l'Euro-2016 serait "une défaite" selon Valls

Le Premier ministre Manuel Valls a écarté mercredi sur Europe 1 toute annulation de l'Euro-2016 de football (10 juin-10 juillet) en France, car cela représenterait "une défaite", et "une victoire" laissée aux terroristes. Quatre rencontres doivent se dérouler à Nice.

  • Olivier Le Creurer avec l'AFP
  • Publié le
Nice doit accueillir quatre matches de l'Euro. © VALERY HACHE / AFP

© VALERY HACHE / AFP Nice doit accueillir quatre matches de l'Euro.

Le Premier ministre Manuel Valls a écarté mercredi sur Europe 1 toute annulation de l'Euro-2016 de football (10 juin-10 juillet) en France, car cela représenterait "une défaite", et "une victoire" laissée aux terroristes.

Il faut des manifestations sportives

"Non, ça serait une défaite, ça serait donner une victoire aux terroristes. Il faut ces manifestations sportives. La condition, c'est qu'elles puissent se tenir dans les meilleures conditions", a souligné le Premier  ministre, en réponse à la question d'une auditrice se demandant si l'on pouvait maintenir l'Euro-2016 dans le contexte actuel lié au terrorisme, ou celle d'un autre auditeur sur le marathon de Paris.

Avec la Cop 21 sur le Climat à la fin de l'année dernière, la France a fait la "démonstration" qu'elle pouvait "accueillir de grandes manifestations". "Et nous allons continuer à faire cette démonstration", a poursuivi Manuel Valls.

Annuler ou reporter le Championnat d'Europe de football, ce serait donner raison à ces lâches

"La menace terroriste a été intégrée"

Le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard a assuré aussi mercredi que l'Euro-2016 "ne sera pas reporté ou annulé". "On le répète depuis plusieurs mois, la menace terroriste a été intégrée à nos réflexions depuis le début" et "annuler ou reporter le Championnat d'Europe de football, ce serait donner raison à ces lâches", a souligné le ministre dans un entretien à L'Equipe. Thierry Braillard a ajouté que "dans ces moments-là, il ne faut pas ajouter de la peur à la peur". "On ne peut pas faire mieux en termes de sécurité pour l'Euro."

Deux millions de personnes à l'Euro

Mardi, le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, avait estimé lui aussi que l'Euro-2016 n'était pas en danger. "Il n'y a jamais de risque zéro mais en tout cas il y a une volonté ferme de l'Etat, de la Fédération et de l'UEFA, des organisateurs de recevoir de façon très agréable et sans risque" les deux millions de personnes qui se rendront en France à cette occasion, avait souligné Noël Le Graët.
les + lus
les + partagés