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L'OMS décide si Zika est une urgence internationale

L'organisation mondiale de la Santé (OMS) a réuni  à huis clos son comité d'urgence pour déterminer si l'épidémie du virus Zika, soupçonné de causer des malformations congénitales, constitue "une urgence de santé publique de portée
mondiale".

  • Avec l'AFP
  • Publié le 01/02/2016 | 17:18
© CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION

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Le virus Zika, transmis par le moustique tigre, constitue t-il une urgence internationale?
C'est pour répondre à cette question que l'Organisation Mondiale de la Santé, l'OMS, a organisé réunion, en début d'après-midi, organisée sous forme d'une conférence téléphonique entre huit experts, hauts responsables de l'OMS et douze représentants des Etats membres, dont le Brésil, pays le plus affecté, et l'Argentine.
Toutefois, les participants ne devraient pas annoncer leur décision avant  ce mardi mardi au plus tôt.
L'OMS a averti la semaine dernière que le virus se propageait "de manière explosive" dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016.

Recommandations attendues 

Une fois sa décision prise quant à la dangerosité du virus Zika, l'OMS devra détailler les recommandations que les autorités devront prendre pour faire face à l'épidémie et éviter au plus vite sa propagation.
Le Brésil, pays le plus touché par le Zika avec près de 1,5 million de cas selon l'OMS, a sonné l'alarme en octobre, lors de l'apparition d'un nombre inhabituellement élevé dans le nord-est du pays de cas de microcéphalie, malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et un cerveau anormalement petits.
Depuis, 270 cas confirmés de microcéphalie et 3.448 cas suspects ont été enregistrés, contre 147 en 2014.
La directrice de l'OMS, Margaret Chan, a souligné qu'une relation de cause à effet entre la propagation du virus et l'augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveaux-nés était fortement "suspectée", bien que non définitivement prouvée.
La Colombie, le Salvador, l'Equateur, le Brésil, la Jamaïque et Porto Rico ont d'ores et déjà recommandé aux femmes d'éviter toute grossesse tant que l'épidémie de Zika n'est pas sous contrôle.

Des cas signalés en Europe

En Europe et en Amérique du Nord, des dizaines de cas d'infection par le Zika ont été signalés parmi les personnes revenant de voyages dans les pays touchés. Dimanche, un institut de recherche indonésien a annoncé avoir trouvé un cas positif de virus Zika sur l'île de Sumatra, ajoutant que le virus circulait "depuis un certain temps" dans le pays.
Comme la dengue et le chikungunya, le Zika, qui tire son nom d'une forêt en Ouganda où il a été repéré pour la première fois en 1947, se transmet par une piqûre de moustique du genre Aedes aegypti ou Aedes albopictus (moustique tigre).

Aucun traitement pour l'instant

L'OMS s'est abstenue jusqu'à présent de formuler des recommandations concernant les voyages dans les zones affectées par le Zika, soulignant que la prévention la plus efficace consistait à éliminer les eaux stagnantes où prolifèrent les moustiques, et à utiliser des répulsifs et des moustiquaires pour se protéger.
Il n'existe actuellement aucun traitement, et selon l'OMS la mise au point d'un vaccin devrait prendre plus d'un an. 
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