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Besançon : ouverture de la braderie sur fond de paix armée entre mairie et commerçants

Les commerçants de la capitale comtoise renoncent à manifester lundi, jour du passage du Tour de France à Besançon.  

  • Par Florent Boutet
  • Publié le 06/07/2012 | 16:26, mis à jour le 06/07/2012 | 18:31
Le coup d'envoi de la braderie a été donné ce vendredi matin à Besançon. © France 3 Franche-Comté
© France 3 Franche-Comté Le coup d'envoi de la braderie a été donné ce vendredi matin à Besançon.
Les soldes, la braderie, et l’arrivée du contre-la-montre : sur le papier cet enchainement d’événements populaires ne devrait que faire plaisir aux commerçants bisontins. Sauf que la réalité est plus sombre. On peut même dire que le torchon brule avec la municipalité sur fond de chantier de tramway. Finalement les commerçants qui envisageaient de manifester ce lundi 9 juillet, jour où le Tour de France fait étape dans la capitale comtoise, renoncent à mener leur action. Mais si le calme est de retour en surface avec la mise en place de l'opération "Coeur de ville, plus facile", le divorce reste en réalité profond.
 
Paix armée pour la braderie de Besançon
Les commerçants bisontins qui envisageaient de manifester lors de l'arrivée du Tour de France dans la capitale comtoise ont renoncé à leur action. Officiellement tout va bien.


Tout s’est décanté ce vendredi matin, pendant que la braderie ouvrait dans les rues de la Boucle. Pourtant jeudi après-midi Jérôme Cart, le président de l’Union des Commerçant de Besançon (UCB) et l’adjoint au commerce Jacques Mariot affichaient toujours leurs divergences. Les deux hommes qui sortaient alors de réunion n’avaient visiblement pas réussi à aplanir leurs différents. Les difficultés liées au chantier du tramway ne sont bien sur pas étrangères à tout cela.

 

50% de chiffre d'affaire en moins pour certains commerçants


Cet hiver certains commerçants ont perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaire. Les problèmes de trésorerie commencent à devenir critiques pour certains professionnels. En cause selon l’UCB : la poussière dégagée par les engins, les rues barrées par les travaux et les places de parking gratuites qui ont disparu en centre ville. Malgré la crise économique, l’enchainement de cause à effet est difficilement contestable.
 
En off les élus estiment cependant que la municipalité est bien seule à communiquer pour soutenir l’attractivité du cœur de ville. Ils souhaiteraient que l’UCB organise des événements qui draineraient du monde dans les rues piétonnes. Bref, chacun se renvoie la balle de la responsabilité des difficultés des commerçants.
 

Manifestation annulée mais hache de guerre toujours déterrée


Finalement l’UCB n’invitera donc pas ses membres à manifester à proximité de la ligne d’arrivée du contre-la-montre. Ils n’auraient de toute façon pas pu perturber la course. Il y a également fort à parier qu’ils n’auraient pas non plus réussi à approcher du podium pour scander leurs slogans. Les forces de l’ordre qui assurent la sécurité du Tour de France les auraient très certainement maintenus à bonne distance.
 
Dans leur communiqué les commerçants bisontins expliquent qu’ils renoncent à leur manifestation pour « prouver [leur] bonne volonté d’un travail constructif ». L’UCB va lancer une pétition pour faire part de leurs difficultés aux clients. Ils remettront les signatures au maire à la rentrée. Si la manifestation est annulée, la hache de guerre elle n’est donc pas enterrée.
 

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