Élections 2017
avec

Rechercher un résultat

Législatives. Qui sont les nouveaux députés En marche! alsaciens ?

L'Alsace a élu six députés La République en marche. Six parmi les nombreux "nouveaux visages" de l'Assemblée nationale. Des figures du "renouvellement" prôné par le nouveau président, pour certains encore inconnus il y a quelques semaines. 

Par Auberie Perreaut

Six députés alsaciens La République en marche : c'est moins que prévu.
Dimanche dernier, les quatorze candidats de la majorité présidentielle en Alsace avaient réussi l'exploit de tous se qualifier. Un essai à moitié transformé au second tour.
L'alliance LREM-MoDem obtient la majorité absolue, certes, mais pas le raz-de-marée annoncé. 

L'Alsace confie à Les Républicains, désormais principale force d'opposition, une majorité de sièges. 
Dans ce territoire profondément ancré à droite, huit candidats LREM se retrouvent au tapis. Les ténors politiques alsaciens leur ont tenu tête. 


Reste que beaucoup de visages inconnus, ou presque, rejoignent les bancs de l'Assemblée nationale.
Parmi eux, six alsaciens. Des députés quasi-inconnus de leurs électeurs il y a quelques semaines encore, portés par la "vague Macron". Quatre briguaient un mandat politique pour la première fois. Des nouveaux élus issus de la "société civile", certes, mais aussi d'une certaine élite. 

 

Thierry Michels, créateur du comité Strasbourg Cathédrale


Le nouveau député de la 1e circonscription du Bas-Rhin incarne le profil type prôné par son parti.
Ce cadre dans un groupe pharmaceutique de 56 ans, issu de la "société civile", loue son expérience professionnelle au service de sa nouvelle fonction. 
"A travers le travail que je fais chaque jour, ce sont des méthodes et des compétences qui peuvent servir par exemple à l'amélioration du fonctionnement des administrations", explique-t-il. 

Thierry Michels, marié et père de trois enfants, a créé en novembre 2016 le comité d'En marche! Strasbourg Cathédrale qui a contribué à la victoire d'Emmanuel Macron dans le secteur. 
Elu avec 60% des suffrages au second tour, il briguait pour la première fois un mandat politique. "Pour moi, la politique n'est pas un métier, c'est un engagement."


Député de la 1e circonscription du Bas-Rhin
Député de la 1e circonscription du Bas-Rhin


Sylvain Waserman, l'élu MoDem 


Lui n'en est pas à son coup d'essai. 
Avant d'accéder à la députation dans la 2e circonscription du Bas-Rhin, Sylvain Waserman a remporté la mairie de Quatzenheim en 2008 et siège au conseil régional du Grand Est. 
Il quittera ses mandats à la mairie et à la région ainsi que son emploi à la direction de Gaz de Strasbourg. 

Sylvain Waserman connaît bien les rouages politiques donc. L'élu de 50 ans porte les couleurs du MoDem et a bénéficié de l'alliance de son parti avec La République en marche. Ce dernier assure être un marcheur "de la première heure"En novembre dernier, il soutenait encore Alain Juppé à la primaire de la droite. Fin 2016, Sylvain Waserman publie Et si on faisait de la politique autrement ? 


"Nous allons apporter, nous l'espérons, une pierre à l'édifice du projet d'Emmanuel Macron et puis aussi beaucoup d'humilité parce qu'une abstention qui pose problème, qui pose une question démocratique. Et ça, je pense, que c'est un objectif commun que nous devons avoir de renouveller cet engagement citoyen",  confie le nouveau député élu avec 58,5% des suffrages exprimés, dans une circonscription où 60,89% des électeurs se sont abstenus. 


Député de la 2e circonscription du Bas-Rhin
Député de la 2e circonscription du Bas-Rhin



Bruno Studer, le leader local 


C'est l'aboutissement d'une longue campagne de terrain.
Bruno Studer a cru en Emmanuel Macron dès le début. Un engagement auprès du nouveau président qui lui permet d'accéder, aujourd'hui, au Palais-Bourbon. Le coordinateur de la "Grande marche" dans la capitale alsacienne totalise 59,8% des voix dans son secteur. 

Le référent En marche! dans le Bas-Rhin a mené de front la bataille de la présidentielle dans le département. 
Une bataille politique qui n'était pas sa première. Le nouveau député a participé aux municipales de 2014 à Strasbourg sous l'étiquette UDI. 

Ce professeur d'Histoire-géographie de Cronenbourg, qui a fêté ses 40 ans le jour de son élection, s'est fait connaître principalement en portant la vague Macron dès le début. Le 4 octobre dernier, il monte sur scène lors du premier meeting de campagne de son candidat. 

"Je suis très heureux (...) il y a un chantier immense qui arrive. On va célébrer ce soir avec mon équipe, c'est vrai que je vais les rejoindre avec beaucoup de bonheur et puis on se met au travail", confiait-il sur notre plateau dimanche soir, visiblement  ému par sa victoire. 


Député de la 3e circonscription du Bas-Rhin
Député de la 3e circonscription du Bas-Rhin



Martine Wonner, une médecin psychiatre députée  


Au premier tour, Martine Wonner a réalisé la meilleure performance de La République en marche en Alsace (41,52%) dans la 4e circonscription du Bas-Rhin. 

Cette habitante de Truchtersheim de 53 ans s'engageait pour la première fois en politique.

"Se rendre compte d'un seul coup que je suis députée... (...) Je me suis engagée déjà aux côtés des marcheurs dans l'écriture du projet présidentiel. C'est une suite logique", confie la députée, encore inconnue il y a quelques semaines. 


L'écart avec sa concurrente, la députée sortante LR Sophie Rohfritsch, s'est pourtant réduit dans l'entre-deux-tours. 
Une polémique est venue fragiliser ses chances de l'emporter. 
D'après l'hebdomadaire alsacien Hebdi, Martine Wonner, médecin psychiatre de profession, aurait bénéficié d'un arrêt maladie pendant sa campagne. La candidate dément et atteste être en congés de campagne. 

Martine Wonner, qui a pu compter sur le soutien de l'ancien député de la circonscription de 1997 à 2012, Yves Bur, est élue avec 55,86% des voix. 


Députée de la 4e circonscription du Bas-Rhin
Députée de la 4e circonscription du Bas-Rhin


Vincent Thiébaut, créateur du comité de Haguenau 


698 voix d'écarts contre plus de 5 000 au premier tour. Il s'en est fallu de peu dans la 9e circonscription du Bas-Rhin pour le candidat LREM. 

Vincent Thiébaut devient député à 44 ans avec 51,03% des suffrages exprimés. 
Une performance pour ce novice en politique qui bat le maire LR très implanté de Brumath, Etienne Wolf. 

Ce cadre commercial s'engageait pour la première fois en politique. En octobre 2016, il créé le comité d'En marche! à Haguenau, là où il réside. 

Le tout nouvel élu souligne sa volonté de coopérer avec les autres groupes politiques
"Durant la campagne du premier tour, il y avait une forte convergence sur le fait de défendre l'Alsace (...) je souhaite travailler main dans la main avec l'ensemble des élus du territoire."


Député de la 9e circonscription du Bas-Rhin
Député de la 9e circonscription du Bas-Rhin






Dans le Haut-Rhin, un seul candidat de La République en marche accède à l'Assemblée nationale. 


Bruno Fuchs 


Bruno Fuchs, seul candidat LREM à avoir confirmé la tendance du premier tour dans le Haut-Rhin. 
Le député de la 6e circonscription bat largement son adversaire frontiste, Sylvain Marcelli, avec 64% des suffrages. 

L'élu de 58 ans prolonge l'héritage politique familial. Son père, Jean-Paul Fuchs, a siégé à l'Assemblée nationale de 1978 à 1997 dans la 2e circonscription du même département. 

Un député également issu de la "société civile". Après une carrière de journaliste télévisuel, il dirige désormais une agence de communication.

Pour le nouveau député, pas question d'être cantonné à une étiquette
"Je n'ai pas de carte dans un parti politique. Je suis membre d'En marche! et En Marche! est un mouvement de société principalement qui va aller auprès des gens au quotidien. C'est cet espoir là que l'on a suscité." 


Député de la 6e circonscription du Haut-Rhin
Député de la 6e circonscription du Haut-Rhin


 

Sur le même sujet

SUIVEZ LES ELECTIONS LEGISLATIVES 2017 SUR FRANCE INFO

réponse objet mystère 20/6

Près de chez vous

Les + Lus