Classement de Shanghaï : Strasbourg se maintient dans le Top 150 des universités

La France recule à la huitième place du classement / © Maxppp
La France recule à la huitième place du classement / © Maxppp

Un palmarès décévant pour l'Hexagone qui recule à la huitième position cette année. Le président de l'Université de Strasbourg nuance et rappelle les performances strasbourgeoises, dont un prix Nobel, en octobre dernier. 

Par Auberie Perreaut

"Ce sont des critères très précis qui handicapent les grandes universités françaises généralistes", a réagi Michel Deneken au micro de nos confrères de France Inter, ce mercredi matin.

Le Président de l’Université est intervenu après la publication du prestigieux classement de Shanghaï. Une référence depuis sa création en 2003.

L'Hexagone fait partie des mauvais élèves avec vingt établissements dans le top 150, dont Strasbourg, contre 48 institutions nord-américaines. La faute à une méthodologie inadaptée selon Michel Deneken. "Tout un pan de la science, notamment les sciences humaines et sociales n'entrent pas dans la critériologie."  L'université strasbourgeoise conserve sa position, "bien qu'ayant quatre prix Nobels actifs, un record en France, dont un en octobre 2016". Jean-Pierre Sauvage a été consacré par l'Académie royale des sciences suédoise pour le développement des machines moléculaires. 


50 000 étudiants strasbourgeois 


La non sélectivité d'une majorité de filières et l'accessibilité des frais d'inscription contribuent aux spécifités françaises. A l'inverse, le modèle anglo saxon basé sur le mécénat et les effectifs réduits se prête à la rigueur des classements académiques. "La nature des établissements comparés n'est pas la même, insiste-t-il. Si on avait les mêmes moyens et la même idéologie universitaire, en France, nous ferions pareil." 


Michel Deneken se félicite à l'inverse d'un autre résultat. Nature Index 17, qui expose l’impact des recherches académiques sur l’innovation, place le campus strasbourgeois 16e/200. 




L'université n'est pas une dépense, elle est un investissement


Au propos de la rentrée prochaine, le Président de l'Université rassure. "Nous avons évité ce qui est une absurdité républicaine, le tirage au sort." Et constate : "[cela] montre à quel point une partie du système universitaire français est à bout de souffle (..) il faut inventer autre chose."

"La France a deux atouts majeurs : une recherche publique du plus haut niveau"
, et "un taux de fécondité élevé". "L'université n'est pas une dépense, elle est un investissement." 





Les six critères principaux

  • Nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves de l'université 
  • Nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les chercheurs de l'université
  • Nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines  
  • Nombre d'articles publiés dans la revue scientifique Nature et Science au cours des cinq dernières années 
  • Nombre de publications référencées dans Science Citation Index, et Arts & Humanities Citation
  • Pondération du score total des cinq premiers indicateurs divisé par la taille du corps académique de l'institution

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