Strasbourg / FARse : demandez le programme !

La 18e édition du Festival des Arts dans la rue de Strasbourg (FARse) déboule demain. Durant trois jours, FARse proposera 70 représentations, toutes gratuites, dans les rues du centre-ville et de la Krutenau.
Show devant.

Par Cécile Poure

Il nous fallait bien cela pour casser la morosité ambiante.
Une belle FARse.

De quoi du moins régaler nos pupilles et faire se mouvoir nos zygomatiques.
Un peu de patience, FARse vous attrapera demain.

© Renaud Berger
© Renaud Berger


De belles nouveautés


Le Festival débute demain dès 15h avec 5 spectacles simultanés, égrainés dans la  ville.
Du Parc du Heyritz à la place des Tripiers en passant par la Cathédrale.

Là (et ici et là-bas aussi ) est le concept du FARse : faire de la capitale alsacienne une scène à ciel ouvert.
Où déambulations rime avec émerveillement.

Ainsi, durant trois jours, 70 spectacles battront le pavé, assurés par 33 compagnies différentes.

Carte : Quentin Tenaud pour Rue 89.

La formule reste donc la même que l'année dernière.
On ne change pas une affaire qui roule ou plus exactement qui déambule.

La manifestation, par contre, prend de l'ampleur.
Tout comme le buget qui lui est alloué : 250 000 euros.

De nouveaux lieux, de nouvelles compagnies.
Strasbourg voit les choses en grand.

ITW Mathieu Kahn


Construire ensemble


Cette édition, c'est encore Ali Salmi qui la dirige.
Cette année, il a choisi le thème du vivre ensemble, mieux : du construire ensemble.

ITW Ali Salmi


Construire ensemble, à l'image de l'artiste français Olivier Grossetête, concepteur de monuments éphémères et participatifs.

Lui a posé ses cartons ( au sens propre du terme ) place Dauphine, au Bassin d'Austerlitz.


Depuis hier et jusqu'à samedi, le public est invité de 10h à 13h et de 15h à 18h à venir assembler des cartons vides afin d'édifier un phare.
Oui oui un phare.
En hommage au passé portuaire de la ville.

En 2013, pour le festival Métamorphoses, il avait édifié à Marseille, une ville éphémère.


Haut en couleur


Une programmation qui prend donc forcément de la hauteur.

A l'image de la compagnie Rhizome et son spectacle Horizon.
Dégagé forcément.
Pour l'acrobate Chloé Moglia tout du moins.

Elle se suspendra sur le parvis de l'église Ste Madeleine.



Une programmation pleine de couleurs aussi.

Comme avec la compagnie Transe Express.
Pour l'ouverture "officielle" du Festival, elle ouvrira le bal. Le bal des morts.

Avec ses tambours de la muerte, déambulation entre le Musée Historique et la place Kléber.

Et ça donne à peu près ceci.


Mortel quoi.
RDV vendredi à partir de 22h30.

Pour le reste, voilà le programme.


Samedi : La Françoise des jeux


Samedi encore une quinzaine de specatcles.
A vous de voir.
Il y en a encore pour tous les goûts : cirque de rue, danse, cabaret ou théâtre.


Mention spéciale pour la compagnie Décor Sonore et ses Kaléidophones, sculptures acoustiques.
De 15h à 19h au Parc du Heyritz.
Ouvrez grand vos oreilles.
Grand grand.

© Décor sonore
© Décor sonore

Coup de coeur samedi pour la compagnie La Gazinière.
Spécialisée dans la marionette et le théâtre d'objets, la compagnie sillone cette année la France avec sa Loto-Mobile.
Et c'est la Françoise qui conduit.

Malheureux en amour ? Ceci est fait pour vous.
Vous pourriez bien samedi remporter le gros lot de la Françoise des jeux.
Et pourquoi pas la Françoise elle même.



Alors ça vous tente ?
Rendez-vous à 17h30 rue Martin Luther.


Dimanche : jour du glaive et du goupillon


Dimanche, programme tout aussi chargé.
On retrouve bien évidemment pas mal de compagnies des jours précédents.

A vous de voir ce que vous choisirez après confesse.


Pour ma part, j'irai flâner du côté de la place Kléber.
Dès 21h, la compagnie Rouages fera vibrer le coeur de bronze de notre pauvre général.

Avec son spectacle Sodade.
Un cirque de rue entre poésie et funambulisme. 


J'irai aussi faire un tour du côté de la place Arp.
Où on ne tournera pas des roues d'acier.
Mais où on croisera le fer.

Comme au bon vieux temps. Le temps de Spartacus.
La compagnie la Licorne pousse sa corne dans l'Est pour nous présenter un véritable Péplum inspiré des jeux du cirque.
Deux chanteurs lyriques, trois comédiens et des monstres d'acier.

Comme si on y était.
Ou presque.


Vous ne pourrez pas tout faire.
Ceci n'est pas une blague.
C'est FARse tout simplement.


























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