Histoires 14-18 : les russes se mutinent

© - Pathé Gaumont
- Collection Musée Fort de la Pompelle
© - Pathé Gaumont - Collection Musée Fort de la Pompelle

Par France 3

Reims, 1916, 20 000 soldats russes, alliés des Français, débarquent sur le front de Champagne.
Deux brigades d’infanterie en tout qui vivront intensément, malgré la distance, les bouleversements politiques de leur pays.
Jusqu’au camp de la Courtine dans la Creuse où ils se mutineront.


Dès leur arrivée en France, la vie des soldats russes s’assimile à un véritable enfer.
Permissions accordées au compte-goutte, châtiments corporels généralisés, le climat s’envenime entre soldats et officiers.
La Russie et son peuple sont également en effervescence et la révolution éclate en février 1917, balayant le tsar Nicolas II.
Les soldats espèrent que le nouveau régime va vite les rapatrier chez eux mais le gouvernement KERENSKI, au contraire, entend bien continuer la guerre.
Des soviets se forment alors et une déclaration des droits du soldat est édictée.
Plus qu’inquiétant pour l’Etat-major français qui craint la contagion des idées révolutionnaires et expédie ces soldats-citoyens à la Courtine dans la Creuse, à 500 kilomètres du front.

Histoires 14-18 : les russes se mutinent
Source archives : - Pathé Gaumont - Collection Musée Fort de la Pompelle  - France 3 - M. Guillerot


Le 26 juin 1917, plus de 16 000 soldats arriveront dans un camp de 6000 hectares seulement où les conditions de vie deviennent vite difficiles…
Sur le modèle des soviets, certains militaires éliront leurs comités, destitueront leurs officiers en exigeant de rentrer en Russie sur le champ…
Des négociations s’engageront pour faire revenir ces mutins sur leurs positions.
Sans succès…
Le camp sera encerclé par les troupes loyalistes qui donneront l’assaut, épaulés par des soldats français.


Plusieurs dizaines de mutins seront tués dans cette répression. Les survivants auront le choix entre s’engager dans l’armée française ou intégrer des unités de travailleurs.
Les récalcitrants, eux, finiront la guerre en Algérie dans des camps de travaux forcés.



 

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