75% des journalistes de France Bleu Champagne en grève ce jeudi

© Photo : 100ansderadio.free.fr
© Photo : 100ansderadio.free.fr

Les journalistes du réseau France Bleu de Radio France étaient en grève jeudi pour demander l'arrêt des suppressions de postes dans les stations régionales de Radio France.

Par LG avec AFP

Il n'y a pas eu de journal d'information aujourd'hui à partir de 11h. Les éditions de 12h, 17h, 18h n'ont pas été assurées. Les journaux de demain seront légèrement perturbés par manque de reportages non réalisés ce jour.

Toutes les locales sont mobilisées. Quelques exemples: plus de 80% de journalistes grévistes à Grenoble, Lille, Mont-de-Marsan, Rennes, Amiens, La Rochelle... Et 100% à Avignon, Le Mans, Nancy, Orléans, Strasbourg, Guéret, Dijon ou Tours", précise dans un communiqué le SNJ, syndicat largement majoritaire chez les journalistes.

La grève, également "suivie par des animateurs, techniciens ou chargés d'accueil des radios locales, a largement perturbé les programmes de France Bleu", poursuit le syndicat qui menace d'amplifier la mobilisation "si la direction de Radio France refuse de revenir sur son plan de redéploiement interne, ubuesque et dévastateur". "Jean-Luc Hees (le président de Radio France qui a annoncé en septembre l'ouverture d'une antenne locale de France Bleu à Saint-Etienne en 2013, ndlr) ne peut pas ouvrir de nouvelles radios en cannibalisant les autres", s'insurge le syndicat.

C'est la deuxième fois en 2012 que les journalistes des 43 radios locales de France Bleu posent massivement leur micro, pour protester contre le plan de redéploiement "qui pille les rédactions locales", souligne le syndicat.

Le 18 juin 2012, 70% des journalistes s'étaient déjà mis en grève et 37% des membres de la direction, souligne le SNJ qui précise que les grévistes sont ceux au tableau de service hors rédacteurs en chef et hors précaires qui ne peuvent pas faire grève.
"On ne peut plus continuer de ponctionner les petites équipes rédactionnelles. Guéret est en cela un symbole. La rédaction est obligée d'abandonner la couverture du sport et perd un poste de journaliste. Elle devra néanmoins - avec six journalistes- continuer d'assurer toutes les éditions et d'aller chercher de l'info sept jours sur sept et 365 jours par an", estime le syndicat.
Les journalistes "ne peuvent plus continuer d'être les correspondants de France Info, France inter et France Culture. Se transformer en photographes et vidéastes.
Faire du reportage radio et web, tout en continuant à perdre des postes", ajoute le SNJ.

Sur le même sujet

Sécurité : Une concertation pour mieux pour mieux répondre aux attentes du terrain

Près de chez vous

Les + Lus