Les douaniers luttent jour et nuit contre les trafics sur l'A26

Les douaniers luttent jour et nuit contre les trafics sur l'A26
Nos équipes ont suivi lundi soir les douaniers de la brigade de Reims qui luttent contre les réseaux de migrants, mais aussi le terrorisme et le trafic d'armes. Ils interviennent notamment sur l'autoroute A26, qui relie Troyes à Calais. - France 3 Champagne-Ardenne - Charles-Henry BOUDET / Paul-Antoine BOUDET / François-Florent THERY

Nos équipes ont suivi lundi soir les douaniers de la brigade de Reims qui luttent contre les réseaux de migrants, mais aussi le terrorisme, le trafic d'armes et de stupéfiants. Ils interviennent notamment sur l'autoroute A26, qui relie Troyes à Calais.

Par France 3 Champagne-Ardenne

Une berline allemande attire l'oeil des douaniers. À bord, un couple en provenance des pays de l'Est. Ils viennent travailler quelque jours en France.

Les hommes et les femmes de la douane décide de fouiller entièrement le véhicule. Rien n'est laissé au hasard. Le sandwich du conducteur ou les boîtes de conserves sont inspectés. "On peut trouver tout et n'importe quoi dans une boîte de conserve. On peut trouver des stupéfiants, des animaux protégés par rapport à la convention de Washington, des biens culturels, de l'argent, des bijoux, même une arme", détaille Mickaël Puravet, inspecteur des douanes.

Le couple repartira 15 minutes après. Mais rapidement, une camionnette immatriculé en France intigre les douaniers. Le conducteur et le passager sont fouillés et interrogés. Les recherches visuelles ne donnent rien. 

C'est au tour du chien renifleur. Neuf ans que ce labrador travaille pour les douanes. Une vrai complicité avec la maître-chien. "On l'a 24 heures sur 24 avec nous. On est tout le temps ensemble. Donc c'est un membre de la famille, c'est un collègue, c'est notre confident", confie-t-elle. Là encore, aucune marchandise illégale n'est découverte. 

La crainte de migrants dissimulés

Les poids-lourd non plus ne sont pas à l'abri d'un contrôle. Un chauffeur espagnol, qui transporte des équipements électriques, doit débacher sa remorque. Des migrants pourraient se cacher parmi la marchandise. Une découverte que redoutent les douaniers.

"Ce sont des gens qui sont quand même dans la détresse. Ils ont voyagé pendant plusieurs heures, plusieurs jours. Humainement c'est très difficile à appréhender. Ici à la brigade de Reims, on a constaté il y a quelques mois la présence de 16 migrants dans un transport routier", rappelle l'inspecteur des douanes.

Le contrôle se poursuit sur l'autoroute A26, un axe très fréquenté en Champagne-Ardenne. Les douaniers double un véhicule qui roulait à très grande vitesse. Il est arrêté sur une aire. 

Des contrôles aléatoires qui ont pris une autre dimension depuis janvier 2015 : la recherche de terroristes"C'est une matière un peu nouvelle en ce qui concerne les douanes. Par le passé nous étions exclusivement une police de marchandises, donc on n'avait pas trop à faire à des grands criminels. Aujourd'hui avec l'état d'urgence, on peut avoir à faire à des gens dangereux", précise Mickaël Puravet.

Les missions sont vastes : terrorisme, blanchement d'argent, oeuvres d'art. Mais les stupéfiants restent en ligne de mire. Un demi million d'euros de drogue a été saisi l'an passé en Champagne-Ardenne.

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