Le photographe JR arrive au palais du Tau !

Le photographe espère récolter un maximum de portraits. / © Joël Saget / AFP
Le photographe espère récolter un maximum de portraits. / © Joël Saget / AFP

Dans le cadre de son projet photographique "Au Panthéon ! une installation de JR", le camion photographique de l'artiste sera présent samedi après-midi au palais du Tau.

Par Eléonore Autissier

L'artiste s'est rendu célèbre pour ces portraits d'anonymes réalisés dans le monde entier et placardés ensuite sur les murs ou les monuments de plusieurs villes. Pour son nouveau projet, intitulé "Au Panthéon ! une installation de JR", le photographe installera son camion photographique devant le palais du Tau samedi 22 mars à partir de 13 heures et jusqu'à 19 heures. Les Rémois sont invités à venir se faire tirer le portrait. 


Recouvrir le dôme du Panthéon

Les portraits récoltés serviront à la constitution d'une bâche artistique qui recouvrira le dôme du Panthéon durant la durée de sa restauration par le Centre des monuments nationaux. 
C'est la sixième étape de l'artiste, qui construit son oeuvre à partir des portraits récoltés dans huit monuments nationaux. Avant son arrivée à Reims, JR a fait étape à la Basilique Saint-Denis, dans la cité médiévale de Carcassonne, au château d'Angers ou encore dans les mégalithes de Carnac. 

JR, un photographe libre et engagé

Grâce à la technique du collage photographique JR expose librement sur les murs du monde entier, attirant ainsi l'attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle l'art, l'action, traite d'engagement, de liberté, d’esprit de tolérance. 
Après avoir trouvé un appareil photo dans le métro parisien en 2001, il parcourt l’Europe à la rencontre de ceux qui s’expriment sur les murs et les façades qui structurent les villes. Observant les gens qu’il rencontre et écoutant leur message, il colle leurs portraits dans les rues, les sous sols et les toits de Paris.
JR crée un « art infiltrant » qui s'affiche sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d'Afrique ou dans les favelas, au Brésil. Lors des actions de collage, les communautés participent au processus artistique. Au Brésil par exemple, des enfants se transforment en artistes pour une semaine.
Dans ces actions artistiques, aucune scène ne sépare les acteurs des spectateurs. Après les expositions locales dans les villes dont sont originaires les sujets de JR, les images voyagent de New York à Berlin, d'Amsterdam à Paris, et chacun peut les interpréter à la lumière de ses propres expériences. 

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