Immersion dans le quotidien des Engagés Volontaires Initiaux à Mourmelon-le-Grand (51)

Immersion dans le quotidien des Engagés Volontaires Initiaux
Ils ont entre 17 et 27 ans et sont volontaires pour intégrer l'armée française. Au camp militaire de Mourmelon-le-Grand (Marne), ils découvrent durant neuf semaines les bases militaires, du maniement des armes à la cohésion du groupe. Interviews : Julien (25 ans). Anthony (20 ans). Emile (25 ans). Vincent, caporal-chef. Commandant Renaud, chef du Centre de formation initial militaire de Mourmelon. Taraina (21 ans). Marie-Noëlle (maman d'Emile). Kévin (27 ans), Anthony (20 ans). - France 3 Champagne-Ardenne - Mathieu Guillerot, Isabelle Griffon, Aurore Scherschell

Ils ont entre 17 et 27 ans et sont volontaires pour intégrer l'Armée française. Au camp militaire de Mourmelon-le-Grand (Marne), ils découvrent durant neuf semaines les bases militaires, du maniement des armes à la cohésion du groupe.

Par LG avec Mathieu Guillerot

Comment se déroule cette formation ? Qui sont les futurs soldats de l'Armée française ? Nous proposons une immersion dans le quotidien des Engagés Volontaires Initiaux (EVI).

Nous avons rencontré ces jeunes dans un bois, sur le camp d’entrainement de Mourmelon-le-Grand (Marne). Notre reportage débute dès 6h30 du matin lors du petit déjeuner autour du feu, après une courte nuit rythmée par les tours de garde. Sous leur treillis, une trentaine de jeunes d'une moyenne d'âge de 22 ans. Tous ont accepté de quitter provisoirement famille et foyer pour devenir soldat.

La vie à la maison, c’est de la routine. Á l’Armée, la routine est totalement cassée. Les journées passent plus vite.

Julien, 25 ans.
Nous avons donc mis le cap sur les terrains d'entrainement du camp pour une journée entière d'évaluation. Le premier exercice de la journée pour chaque groupe consiste au démontage et remontage du fusil FAMAS (Fusil d’Assaut fabriqué par la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne) en un minimum de temps. Une arme que les militaires doivent savoir parfaitement appréhender dans ses moindres détails.

Travailler le maniement des armes et la condition physique sont les bases de ce début d’évaluation. Petit footing et étirements sont au programme avant de s'attaquer à un redoutable parcours d'obstacles. L’objectif de ce parcours sera de transporter une poutre en courant le plus rapidement possible, avec interdiction formelle de la faire tomber au sol.
© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne
© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne

Venus des 4 coins de France et d'outre-mer, ces jeunes volontaires (déjà père de famille pour certains) ont tous signés avec l'Armée des contrats à durée déterminée (3 ans en moyenne, payés le SMIC). Avant de partir en régiment, chacun doit valider ses neuf semaines de formation. Une étape trop dure pour certains qui jetteront l'éponge et retourneront à la vie civile.

Quête d'action, d'un travail, ou conscience patriotique, chez les volontaires, les motivations divergent, même si les derniers attentats terroristes semblent avoir été pour certains un élément déterminant de leur engagement. Dans le groupe, 34 garçons et 2 filles. Taraina, elle, a quitté Tahiti pour Mourmelon en décembre dernier. Pas toujours évident de trouver sa place dans un univers presque exclusivement masculin.

Mis en place temporairement pour absorber l'afflux de volontaires après les attentats de 2015, le centre de formation de Mourmelon-le-Grand (51) fermera ses portes dans quelques jours. En tout, 500 engagés seront passés entre ses murs.

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