Nancy : pas de “préjudice d'anxiété” pour les salariés de Baccarat exposés à l'amiante

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126 salariés et anciens salariés de la cristallerie Baccarat ont été déboutés par le Conseil des prud'hommes de Nancy, jeudi 12 octobre 2017. Ils demandaient la reconnaissance des conséquences de leur exposition aux poussières d’amiante. Ils vont faire appel.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Cette troisième vague de verriers réclamaient l’indemnisation de leur préjudice d’anxiété pour avoir été exposés aux poussières d’amiante dans leur entreprise.

La cristallerie est sur la liste des établissements ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité de travailleurs de l’amiante et 300 salariés sont concernés.

Mais "en dépit d'une jurisprudence favorable", les 126 salariés et anciens salariés qui avaient comparu le 2 février dernier ont été déboutés par les prud'hommes de Nancy.

Comme leurs collègues des deux vagues de réclamations précédentes

C'est le seul conseil de prud'hommes de France qui nous déboute,

a expliqué Bernard Leclerc, président de l'association Départ de défense des victimes

"Or, la jurisprudence est claire. Tous les dossiers passés en cour d'appel pour d'autres entreprises ont été gagnés".

"Ce qui est lamentable", a ajouté M. Leclerc, "c'est qu'il va falloir attendre plus de 18 mois pour cette vague avant que cela ne revienne devant la cour d'appel".
"Entre-temps, il y a des décès. Je viens ainsi d'apprendre ce matin qu'un des plaignants était gravement malade".

Les premiers dossiers en appel seront jugés en décembre 2017 à Nancy.

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