Le député Christophe Arend accusé de harcèlement et d'agression sexuelle

Christophe Arend, tombeur de Florian Philippot, est devenu en 2017 député LREM de la 6e circonscription de la Moselle / © MaxPPP. Philippe RIEDINGER
Christophe Arend, tombeur de Florian Philippot, est devenu en 2017 député LREM de la 6e circonscription de la Moselle / © MaxPPP. Philippe RIEDINGER

Directrice de campagne puis assistante parlementaire du député La République En Marche de Moselle, la jeune femme a porté plainte, ce vendredi pour harcèlement et agression sexuelle. "Je n'ai rien à me reprocher, il s'agit de calomnies", répond Christophe Arend qui porte plainte à son tour.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

L'ex-attachée parlementaire du député mosellan Christophe Arend a porté plainte ce vendredi 20 octobre 2017 contre lui pour "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle".

Les faits se seraient déroulés pendant la campagne des législatives puis après l'élection du dentiste de Forbach. Depuis cet été, la jeune femme a quitté son poste d'attachée parlementaire pour reprendre ses activités professionnelles précédentes.

Toutes les informations sont à lire dans cet article de France Info.

Jointe au téléphone ce samedi matin la jeune femme qui souhaite pour l'instant préserver son anonymat a confirmé toutes ses accusations, décrivant notamment la façon dont Christophe  Arend aurait peu à peu, par petites touches, basculé vers un comportement inapproprié. Et l'aurait harcelée :

"Au début il s'agissait de petits gestes qui laissaient encore la place au doute, puis ensuite, plus du tout..."

 

Pendant tout l'été la jeune femme a réfléchi à l'éventualité de porter plainte, les récentes révélations sur l'affaire Weinstein n'ayant fait que conforter sa décision.

Aujourd'hui elle se dit  fatiguée, mais soulagée d'avoir pris cette décision et se sent plus forte, après des mois difficiles :

"la seule évocation de son nom, ou d'un article sur lui était pour moi source de mal-être et d'angoisse"

 

 

Arend dément les accusations


Interrogé par téléphone, vendredi 20 octobre 2017 par notre rédaction, le député LREM de la sixième circonscription de la Moselle, dément les accusations de son ex-attachée parlementaire.

Je n'ai rien à me reprocher, il s'agit de calomnies, je n'en dirai pas plus.


Selon nos collègues de France Bleu Lorraine Nord, le député a porté plainte en retour, pour "dénonciation calomnieuse".

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