La nomination de Yann Velly comme candidat LREM aux sénatoriales 2017 ne passe pas

Jacques Cohen, chef de file la République en marche (LREM) dans la Marne ne mâche pas ses mots. L'ancien adjoint au maire de Reims juge de "faute morale et politique" la nomination de l'ancien filloniste Yann Velly comme candidat aux sénatoriales.

Par D.C et F.M.

"C'est une morale et une faute politique", le chef de file La république en marche (LREM) frappe fort. La nomination de Yann Velly, du parti Les Républicains, comme candidat LREM aux élections sénatoriales qui auront lieu en septembre prochain a fait grand bruit hier au sein du mouvement marnais.

"Une faute morale"


"Une faute morale car cette nomination est contraire aux valeurs portées par le président de la République. Il [Yann Velly] n'a jamais travaillé que dans la politique", s'insurge Jacques Cohen.

Jacques Cohen à propos de la nomination de Yann Velly


Les marcheurs marnais reprochent deux choses à Yann Velly, ancien assistant parlementaire d'Arnaud Robinet. La première : sa nomination depuis Paris sans concertation de la base militante locale. Sur ce point, Jacques Cohen admet que le parti s'est "fait berner". Lors des législatives en juin dernier, les militants avaient déjà été écartés du processus de sélection des candidats.


Un filloniste de la première heure


Autre pomme de discorde : Yann Velly est un filloniste de la première heure, souligne Jacques Cohen. "Il a participé voire dirigé la campagne de Valérie Beauvais, qui a répété qu'elle était Macron-incompatible une fois élue", ajoute le marcheur.

Yann Velly sera ainsi en tête de liste face à Yves Détraigne, sénateur de la Marne, qui appartient au groupe centriste du Palais du Luxembourg. Alors que le premier avait attendu l'issue du premier tour pour soutenir Emmanuel Macron, Yves Détraigne avait quant à lui appelé à voter En marche dès le mois de mars.



"Cette désignation est une bavure, avec l'opération Velly, qui est une redite d'une opération qui a déjà échoué avec Beauvais. L'important dans un mouvement est de voir sa capacité à réagir." Et de conclure, acerbe : "La capacité à réagir à ses propres bêtises."

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