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Eure : le "meurtrier à l’arbalète" fait appel

Condamné à 14 ans de réclusion il y a presque un an pour le meurtre de sa femme (par arbalète et coups de hache), Laurent Lechevallier a fait appel du jugement

  • Par Jean-Luc Drouin
  • Publié le 08/11/2013 | 19:26, mis à jour le 08/11/2013 | 19:26
Laurent Lechevallier aux assises de l'Eure en novembre 2012 © Dominique LETELLIER
© Dominique LETELLIER Laurent Lechevallier aux assises de l'Eure en novembre 2012

Il sera rejugé le mois prochain

Le 28 novembre 2012,  la cour d’Assises de l’Eure condamnait Laurent Lechevalier, pour l'assassinat de sa femme. Ce vendredi nous apprenons qu'il a fait appel de ce verdict et qu'il sera rejugé à Rouen  le mois prochain, du 18 au 20 décembre. Il encourt pourtant la réclusion criminelle à perpétuité.

L’affaire avait fait grand bruit à l’époque, car le 19 mai 2009, pour supprimer son épouse, l’accusé avait fait usage d'une arbalète. Mais pour parachever son projet criminel, il avait dû utiliser une hache. Le pavillon de Surville, près de Louviers (Eure), était incendié dans la foulée, pour faire disparaître les traces de son acte. Devant la cour d’Assises, l’ancien propriétaire d’une auto-école à Louviers, a reconnu qu’il avait également projeté de tuer ses deux jeunes enfants. Mais il avait renoncé au dernier moment.

"Il veut être reconnu irresponsable"

Les experts ont affirmé à l’audience, qu’au moment des faits, l’accusé était atteint d’une altération du discernement. Ce qui lui a valu la clémence des jurés, qui l’ont condamné à 14 ans de réclusion criminelle et une obligation de soins ; alors qu’il encourait la perpétuité.
Alors pourquoi faire appel de cette décision ? « Laurent Lechevalier souhaite tout simplement que la cour lui reconnaisse l’irresponsabilité pleine et entière de son acte », commente Marc François, avocat de la partie civile qui représente les enfants du couple. Si les jurés admettaient en appel que L'accusé était atteint d'une abolition du discernement au moment du passage à l'acte, il serait alors placé d'office dans un établissement psychiatrique. Mais dans ce dossier les psychiatres n'ont jamais parlé "d'abolition" du discernement, évoquant seulement "l'altération". Ce qui peut valoir -et qui lui a valu en première instance-, une réduction de la peine encourue et non sa dispense.

Laurent Lechevalier a tué sa femme en utilisant une arbalète, puis une hache. © Jean-Luc Drouin/France 3 Normandie
© Jean-Luc Drouin/France 3 Normandie Laurent Lechevalier a tué sa femme en utilisant une arbalète, puis une hache.

 

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