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Bruno Le Maire, député de l'Eure, propose de "privatiser" Pôle Emploi

L'ancien ministre Bruno Le Maire, futur candidat à la primaire de la droite et du centre, a proposé de "privatiser Pôle Emploi", lundi soir (18 janvier) lors d'une cérémonie de voeux depuis Evreux.

  • Avec l'AFP
  • Publié le 19/01/2016 | 15:49, mis à jour le 19/01/2016 | 15:48
© France 3

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Pour Bruno Le Maire,  Pôle Emploi n'est "pas outillé pour faire ce travail de placement des chômeurs", a-t-il lancé alors que François Hollande a proposé lundi un plan d'urgence contre le chômage, un plan "Orsec pour sa candidature à la présidentielle" selon le député Les Républicains. 
"Je propose que nous privatisions Pôle Emploi pour donner le placement à des entreprises privées qui seront outillées", a-t-il dit, qualifiant cette proposition de "radicale mais simple".
Il propose aussi, comme il l'avait déjà fait en 2011, de réduire le délai d'indemnisation du chômage. 
"L'échec sur le chômage est l'échec de la classe politique depuis trente ans", a-t-il ajouté devant quelque 1.300 personnes selon son équipe. 
Il a également préconisé la fin des emplois aidés qui conduisent à "une impasse" pour "tout mettre sur l'apprentissage", au côté d'élus locaux de son département comme Sébastien Lecornu, président du conseil départemental.
Ancien ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire a reçu avant la cérémonie des producteurs de lait et s'est posé en défenseur d'une agriculture "en train de mourir".

Il a aussi détaillé ses combats de l'année passée: contre la réforme du collège, sur le revenu social des indépendants (RSI), ou encore contre le tiers payant généralisé.

Il a récusé les accusations de "droitisation" le visant, notamment sur ses propositions sur les fichés S. "Je ne me droitise pas", a-t-il assuré, mais cherche "des solutions" pour les Français.
"Vous m'avez donné une force et une énergie pour 2016 qui seront précieuses", a-t-il lancé à la salle devant laquelle il a plaidé pour "le renouvellement de
la classe politique", son credo. 
"Je ne me suis jamais senti aussi libre dans ma vie politique, grâce à vous", a lancé celui qui ne fait plus mystère de sa future candidature à la primaire de
la droite pour 2017, même s'il n'est pas encore officiellement en lice. 
Il devrait sortir un livre d'ici au printemps, selon son entourage.
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