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Le comité régional des pêches réitère son opposition totale au parc éolien de Dieppe – Le Tréport

Les pêcheurs dénoncent toujours le projet de parc éolien au large de Dieppe et du Tréport doit voir le jour en 2020. Selon eux, il devrait mettre en péril leur activité. 

  • Avec l'Agence Normandie d'Information
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Le Comité régional des pêches maritimes de Haute-Normandie vient de réitérer son opposition totale au projet de parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport attribué au consortium emmené par Engie.
Dans un communiqué diffusé mardi 1er mars, le Comité régional des pêches maritimes de Haute-Normandie (CRP) reprend ses arguments développés lors des deux débats publics (2010 puis 2015) où les pêcheurs ont assuré que le périmètre de construction du site est "une zone particulièrement riche en poissons et d’intérêt éco-halieutique".

Un site poissonneux

La zone située au large de Dieppe et du Tréport est convoitée par tous types de pêche et concentre l’activité de 100 navires pour la Haute-Normandie et le Nord Pas de Calais / Picardie avec jusqu’à 100% de dépendance à certaines périodes pour certains navires, selon le CRP.

Le CRT demande une autre localisation 

Le comité régional des pêches demande que soit étudié un déplacement du parc à l’ouest du chenal d’accès au port de Dieppe qui serait moins pénalisant pour les pêcheurs. Dans son rapport, la commission particulière du Débat public de 2015 a d’ailleurs demandé que l’Etat étudie "de manière approfondie" le potentiel de la zone proposée et les contraintes qu’elle pose, afin de pouvoir comparer les avantages et les inconvénients des deux zones.
"Au bout de plus de 11 ans de discussions, de non-concertation, de martelage médiatique de la part du promoteur, le secteur de la pêche résiste et signe contre ce projet ahurissant !", conclut le Comité régional des pêches.
A l’issue du Débat public qui s’est déroulé d’avril à juillet 2015, les pêcheurs s’étaient trouvés confortés par le bilan de la concertation dressé par la Commission nationale du Débat public. Son président, Christian Leyrit, y critiquait sévèrement "le principe même d’un débat public organisé à ce stade d’avancement d’un projet de parc éolien en mer alors que tout est déjà fixé : le site précis, le nombre et les caractéristiques des éoliennes, ainsi que leur disposition à l’intérieur du parc". Il avait épinglé la Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord pour son incapacité à dire si la pêche pourra être autorisée ou non à l’intérieur du champ d’éoliennes.

Le projet éolien

Le parc éolien comprend 62 éoliennes d’une puissance totale d’un peu moins de 500 MW et pourrait être réalisé d’ici 2020 pour un investissement de 2 milliards d’euros.
La Société Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport, filiale d’Engie, a décidé de poursuivre son projet en prenant des engagements d’information et de poursuites des études halieutiques tant auprès de la population, des pêcheurs que des entreprises.
Les pêcheurs bénéficient du soutien des maires communistes du Tréport, Laurent Jacques, et de Dieppe, Sébastien Jumel, du maire de Mers-les-Bains, Emmanuel Maquet (LR). Les professions touristiques sont également hostiles. 
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