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Le Havre : il découvre une pancarte à vendre sur le pare brise de son combi VW

Un habitant du Havre a eu la mauvaise surprise de découvrir que quelqu'un est rentré et a séjourné dans son véhicule garé près du port de plaisance

  • Par Richard Plumet
  • Publié le , mis à jour le
Un combi de collection lors d'un rassemblement VW dans le sud de la France © Grégory LESPINASSE / France 3 Alpes

© Grégory LESPINASSE / France 3 Alpes Un combi de collection lors d'un rassemblement VW dans le sud de la France

Un squatter dans le combi ?

Il a fallu plusieurs mois pour retrouver et arrêter l'homme soupçonné d'avoir tenté de voler un véhicule.
L'affaire remonte au 11 avril 2015, quand le  jeune propriétaire d'un combi Volkswagen appelle la police. A l'équipage de la BAC (Brigade Anti Criminalité) qui le rejoint il explique qu'il y a quatre jours il avait garé son combi de la marque Volkswagen boulevard Clémenceau (le long du port de plaisance, entre le musée Malraux et la plage). Mais, aujourd'hui, en revenant près de son véhicule, il a constaté qu'une lumière était allumée. Quelqu'un s'est introduit dans la voiture et y est peut-être encore…

A vendre 

Les policiers s'approchent alors du combi et l'inspectent. Il n'y a personne à bord mais, effectivement, quelqu'un est entré : une serrure a été forcée, et visiblement on a séjourné dans l'habitacle puisque différentes affaires sont éparses…
La surprise est à l'avant du combi.
Posée contre le pare brise, une pancarte s'adresse aux passants et aux automobilistes. Son message : "A vendre".  Et en dessous, un numéro de téléphone !
Les spécialistes des affaires de délinquance automobile de l'hôtel de police du Havre, les hommes de la brigade de roulage de la Sûreté urbaine, vont prendre l'affaire en main.
 

Trahi par son numéro de téléphone 

A partir du numéro de téléphone ils vont rapidement identifier un suspect. Il s'agit d'un habitant du Havre âgé de 45 ans, connu (défavorablement)  des services de police. Mais malgré des recherches, l'homme reste introuvable. Des convocations sont envoyées à l'adresse de son domicile. Mais il ne viendra jamais.  
Les mois passent, l'homme est repéré, et finalement, après un mandat de comparution délivré par le Parquet, les policiers vont l'interpeller le 15 février 2016 rue de Trigauville, entre le Rond-Point et l'entrée du tunnel Jenner.

Placé en garde à vue, il reconnait les faits. Il explique qu'au moment des faits il errait dans la ville sans domicile fixe et qu'à cette époque "'il n'allait pas bien mentalement".
Il sera jugé le 5 juillet prochain dans le cadre d'une "CRPC" c'est-à-dire une Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité.
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