Agglomération de Rouen : l’avenir de l’hippodrome des Bruyères se dessine

Il s'appellera "le Parc du Champ Libre". Après un siècle et demi au service des courses de chevaux, l'hippodrome des Bruyères ouvre une nouvelle page de son histoire

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Vue aérienne du futur parc naturel urbain, au cœur de l'agglomération rouennaise © Mutabilis/Métropole Rouen Normandie

© Mutabilis/Métropole Rouen Normandie Vue aérienne du futur parc naturel urbain, au cœur de l'agglomération rouennaise

La biodiversité au coeur de l'agglo

L'idée est de créer un jardin pour tous, sur une surface 3 fois plus grande que celle du Jardin des Plantes de Rouen, regroupant : une forêt comestible, des aires de jeux, deux terrains de football et un espace agricole avec des parcelles de permaculture.
Une année d'étude supplémentaire est requise pour finaliser le projet ; les premiers aménagements devraient avoir lieu dès 2017, jusqu'en 2020.

Le parc devrait resté ouvert au public pendant les 4 années de chantier.
Le projet coûtera une enveloppe de 22 millions d'euros.

Reportage de Frédéric Nicolas et Jean-Luc Drouin

Rouen métropole : l'avenir de l'hippodrome des Bruyères

Intervenants :
-Audrey Hirbec, chef de projet sur le Parc du Champs Libre à la Métropole de Rouen Normandie
-Michel Auzou, riverain du futur parc

La fin d'une ère 

C'était au départ un simple terrain occupé par l'armée française, sur lequel était réalisés des exercices de cavalerie.
Les premières courses de chevaux y seront organisées dès 1861.
Et très vite, le champ est identifié comme le haut lieu du cheval à proximité de Rouen. 

Mais depuis 2005, et la démolition des tribunes de style anglo-normand, le lieu ne vibre plus au son des sabots et des cris des turfistes. 
Le Champ de courses des Bruyères cesse alors toute activité équine. Celle-ci étant reportée sur le désormais hippodrome régional Rouen-Mauquenchy 
Il est redevenu un simple champs; espace de promenade pour certains, terrain de football ou de course pour les autres.
28 hectares de nature, plus ou moins délaissée, sur 3 communes : Sotteville-lès-Rouen, Saint-Etienne-du-Rouvray et Rouen
Chacune souhaitait lui donner un nouveau souffle. 

Des projets multiples 

Conserver la tradition équine pour l'une, créer des terrains sportifs pour l'autre, ou développer un parc de loisirs pour la troisième... Il fallait que les 3 communes s'accordent sur le projet à concrétiser sur le même site. 
Un parc naturel urbain semble privilégié. Et des concertations sont lancées à l'automne 2013 avec la population. 
Un appel à projet récolte 44 dossiers de candidature pour l'aménagement de l'ancien hippodrome. 
4 sont retenus en 2015 par la Métropole de Rouen, qui conduit le projet
L'agence parisienne Mutabilis a finalement remporté cet appel à candidature début février 2016. 

L'espace de permaculture © Mutabilis/Métropole Rouen Normandie

© Mutabilis/Métropole Rouen Normandie L'espace de permaculture

Plan d'ensemble du futur Parc du Champ libre © Mutabilis/Métropole Rouen Normandie

© Mutabilis/Métropole Rouen Normandie Plan d'ensemble du futur Parc du Champ libre

Les allées du futur parc naturel urbain © Mutabilis/Métropole Rouen Normandie

© Mutabilis/Métropole Rouen Normandie Les allées du futur parc naturel urbain


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