Près de Rouen, des employées reçoivent une photo et des messages choquants sur leur téléphone

Un ancien employé, licencié, avait décidé de se venger en s'adressant à quatre anciennes collègues de travail

  • Par Richard Plumet
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Plusieurs mois d'enquête

C'est hier (mercredi 9 mars 2016), que la police a mis fin à une enquête débutée un an et cinq mois plus tôt.
A l'origine de l'affaire il y a le dépôt de plainte, le 14 octobre 2014, de quatre femmes. Elles travaillent à Sotteville-lès-Rouen à Métro, une entreprise spécialisée dans les fournitures et produits pour les restaurants et les professionnels du secteur alimentaire. Aux policiers du Groupe d'Appui Judiciaire du sud de l'agglomération de Rouen basé au commissariat  de Saint-Etienne du Rouvray, elles expliquent avoir reçu des messages à caractère sexuel, ainsi que "la photo d'un sexe d'homme en érection".

Des échanges sur un site de tchat

Rapidement, les soupçons se portent sur un ancien collègue des quatre femmes : un salarié de l'entreprise récemment licencié. Mais l'enquête des policiers va d'abord s'orienter sur l'auteur des messages.

Après des recherches sur l'historique des communications électroniques, un numéro d'abonné est finalement trouvé chez un des opérateurs téléphoniques. C'est ainsi qu'un habitant de Gaillefontaine (une commune de Seine-Maritime située entre Gournay et Neufchâtel-en-Bray) est identifié. Agé de 38 ans, ce suspect  est interrogé. Il reconnait être l'auteur des messages et de  la photo. Il explique qu'il a agi à la demande d'une autre personne, suite à un contact et des échanges sur Coco-land, un site Internet de "tchat gratuit de détente et de relaxation".

Par vengeance

Cette autre personne, les enquêteurs vont la retrouver. Il s'agit de l'employé licencié de l'entreprise de Sotteville-lès-Rouen, un homme de 51 ans qui habite Montmain entre Rouen et Fleury-sur-Andelle. Lors de son audition, il commence par nier. Mais face aux éléments rassemblés  par les policiers, il craque et avoue. Il explique avoir donné à un inconnu les numéros de téléphone de ses anciennes collègues pour se venger de son licenciement de Métro.

Finalement les deux suspects ont été remis en liberté. Celui qui a envoyé les messages n'écope que d'un rappel à la loi…
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