La lettre a des accents de supplique : signée par les maires de Saint-Quentin, Laon et Soissons, elle enjoint Emmanuel Macron sur sa volonté de faire baisser les loyers des logements sociaux de 50 à 60 euros. "Nos bailleurs sociaux, à l'image de la population, ont déjà peu de moyens. (...) Dans nos villes, ils ne survivront à cette mesure. Cette décision signe l'arrêt de mort du logement social. (...) C'est un cri d'alarme qui nous lançons", expliquent les élus.

Ils évoquent la situation financière délicate des organismes HLM de leur commune qui dégagent à peine de quoi entretenir les bâtiments d'un parc vieillissant. Ils estiment que cette mesure amputerait de manière irrémédiable les finances des bailleurs sociaux.

Et d'avancer des exemples : à Saint-Quentin, une baisse de 50 à 60 euros des loyers ferait perdre 2,2 millions d'euros au bailleur social qui se retrouverait en cessation de paiement. A Laon, la perte serait de 4,5 millions d'euros par an et de 1,4 millions à Laon.

Par ce courrier, les élus espèrent qu'Emmanuel Macron revienne sur la demande faite aux bailleurs sociaux : pour compenser la baisse de 50 euros par mois des APL dont bénéficient les locataires des HLM, le gouvernement leur a demandé de baisser leurs loyers de la même somme.