A Cappelle-Brouck, un distributeur automatique... de pommes de terre

© L'arrêt des saveurs
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C'est une initiative originale mais mûrement réfléchie. A Cappelle-Brouck, un agriculteur et son épouse viennent d'inaugurer un distributeur de pommes de terre, de carottes, d'oignons et d'oeufs. Une manière pratique d'inciter au circuit-court.

Par Jeanne Blanquart

Difficile de le rater. Au rond-point de la D300, entre Dunkerque et Saint-Omer, un distributeur automatique de légumes vient d'être inauguré. Le principe est le même que pour une machine à café : on glisse quelques pièces de monnaie et, miracle !, voici un sac de pommes de terre distribué. 

A l'initiative de ce projet, un agriculteur de Cappelle-Brouck, David Gozé et sa compagne Mathilde Gozé. "On est partis du constat qu'avec les prix du marché, ceux de la grande distribution, il y avait vraiment quelquechose à faire en circuit-court", explique la jeune femme. En un an, le couple élabore donc ce projet un peu fou de distributeur automatique. "Mon mari a fait une formation sur les études de marché, on s'est demandé pourquoi on voulait faire ça, quelles tendances étaient présentes etc.", poursuit Mathilde Gozé.

Des produits frais et locaux


A l'intérieur de ce nouveau distributeur, des sacs de 3 variétés de pommes de terre produites par David Gozé, mais aussi des carottes issues de la ferme du chêne vert à Hoymille, des oignons ou encore des boîtes d'oeufs plein air qui viennent d'Eringhem. "Pour l'instant, on reste sur ces produits pour que les gens s'y habituent mais cela évoluera en fonction des saisons, avec pourquoi pas des fraises au printemps", précise Mathilde Gozé. 

Des produits locaux, "jusqu'au bout", ajoute la jeune femme. En effet, même les filets à pommes de terre, souvent produits en Asie, viennent de la région. "On se fournit auprès de l'entreprise Trocmé Vallart Emballages, dans la Somme. Pour quelques centimes de différence, on préférait rester dans de la production locale."

Premiers clients


Pour le moment, le distributeur n'accepte que la monnaie, mais les clients pourront payer en carte bleue dès le mois d'avril. "J'ai rencontré une dame qui s'était arrêtée pour faire des repérages et qui était très intéressée", se réjouit Mathilde Cozé.

Le couple a choisi délibérément un endroit très passant. Comme une forme de service public, dans une zone rurale où les commerces se font rares. A terme, ils espèrent y écouler 20% de leur production de pommes de terre... 

Leur page facebookhttps://www.facebook.com/larretdessaveurs.fr/

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