Comment les agriculteurs s'adaptent à la fin des quotas betteraviers ?

© Jean-Luc Flémal / BELPRESS/MAXPPP
© Jean-Luc Flémal / BELPRESS/MAXPPP

Cette année, les cultivateurs de betteraves vont récolter davantage de quantité que l'an dernier. En cause, la fin des quotas sucriers. Mais est-ce une bonne nouvelle ? Pas forcément...

Par Célia Mascré et Rémi Vivenot

Les premières betteraves ont été arrachées ces derniers jours dans la région... Avec la fin des quotas sucriers, les exploitations agricoles vont pour la plupart augmenter leur rendement. Mais est-ce forcément une bonne nouvelle ? Les prix dépendant désormais des fluctuations du marché mondial du sucre, difficile pour certains d'anticiper ses revenus et de s'organiser.

Fracnk, agriculteur, préfererait "avoir de la tranquillité plutôt que de l'incertitude". L'agriculteur suit les courbes et n'a aucune visibilité pour l'avenir. "On croise les doigts pour que le marché soit bon et on prépare les mouchoirs si ça se casse la figure." 

Fin des quotas betteraviers : quels changements pour les cultivateurs ?
Rémi Vivenot et Eric Henry

Pour affronter au mieux le marché mondial, une stratégie a été adoptée : améliorer la compétitivité et faire tourner les sucreries à leur pleine capacité. Du coup cette année, 200 nouveaux planteurs se sont lancés et 10000 hectares de betteraves supplémentaires ont été cultivés rien que dans l'Aisne.

Des rendements records mais aussi des prix médiocres risquent de marquer cette première année de dérégulation. Les sucreries de l'Aisne démarrent leur production cette semaine pour une campagne plus longue qui devrait désormais durer jusqu'en février. 

Sur le même sujet

"Silence ça pousse" tourné à Amiens

Près de chez vous

Les + Lus