La nouvelle est tombée vendredi soir, le 30 septembre, veille du déplacement d'Emmanuel et Brigitte Macron dans leur résidence du Touquet : les CRS chargés de protéger à pied la villa peuvent porter leur fusil d'assaut.

Fin août, la grogne des CRS en poste devant la demeure présidentielle avait fait grand bruit. Les policiers patrouillant pied à terre n'ont plus eu le droit de porter le HK G36, pour ne pas "oppresser" les voisins. Seul en était équipé leurs collègues en poste dans les fourgons.


On est satisfaits et contents


"Il faut une sécurité maximale mais aussi tenir compte des réactions des riverains" avait à l'époque défendu la préfecture du Pas-de-Calais, à l'origine de ce changement. Une situation qu'avait dénoncé sur Twitter le député-maire du Touquet Daniel Fasquelle.

Un site touristique


Depuis, la Direction centrale des Compagnies républicaines de sécurité (DCCRS) s'est emparée du dossier pour faire appliquer ses directives, qui exigent le port du HK G36 pour toutes les missions de ce genre. 

"On est satisfaits et contents" commente Fabrice Ledoux, délégué régional d'Alliance CRS. "Ça faisait partie de nos revendications."

D'autant plus que depuis l'élection d'Emmanuel Macron, la villa du Touquet est devenue un site touristique. "Cette maison est un point d'attraction et elle représente un symbole politique fort", autrement dit une cible potentielle, dans une France toujours en état d'urgence.


Arme longue et gilet pare-balles


Pourtant, assure le CRS, si la réaction de la préfecture crée un précédent ailleurs dans la région, ils la dénonceront tout autant.

"Sur les missions de garde statique, les consignes de la DCCRS sont claires : le collègue dehors porte un gilet pare-balles et une arme longue". Fabrice Ledoux certifie que "si la même décision avait été prise ailleurs, notre intervention aurait été la même." 

Le port de  l’arme collective est à l’œuvre


De son côté, la préfecture du Pas-de-Calais assure que "le port de  l’arme collective est à l’œuvre conformément aux directives de la Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité (DCCRS)".

Fin août déjà, la préfecture évoquait un dispositif régulièrement "ajusté". Il semblerait qu'un mois plus tard, celui-ci ait à nouveau évolué.