© MaxPPP
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Vincent Lemaire, chroniqueur mieux-être de Nord Pas-de-Calais matin, répond à vos questions ce mardi 5 janvier. 

Par Emmanuel Pall

Vous nous conseillez d’aller voir un thérapeute alors qu’on n’est pas malade ? Quel intérêt ?
L’intérêt est de continuer à aller bien voir d’aller encore mieux. Je peux, ne pas me dire malade et en même temps sentir que je pourrais avoir plus d’énergie, être plus joyeux. Il nous paraît évident d’amener sa voiture en révision, afin de la préserver. Et notre corps, notre cerveau, ces véhicules du quotidien, ceux grâce à qui tant de choses sont possibles, on attend qu’ils aillent vraiment mal, qu’on soit cloué au lit pour se faire un petit tour du propriétaire.

Un thérapeute, pour quoi faire ?

On ne va quand même pas déranger son médecin généraliste si on n’a pas vraiment de gros symptôme ?
Je ne parle pas forcement du généraliste. Il y a aujourd’hui différents style de thérapie qui permettent une vraie hygiène du corps, de l’esprit. Si je prends la médecine chinoise, dont on admet seulement depuis peu le bien fondée ; cela fait quelques centaines d’années que cette culture met en avant le préventif. Autre notion intéressante que l’on retrouve dans cette médecine comme dans l’ostéopathie, c’est le lien entre le corps, la tête et les émotions. Et l’impact de nos prises de tête sur le corps. Là aussi on peut être dans le préventif en se libérant régulièrement

Allez voir un psychothérapeute pour lâcher tout ce qu’on a sur le cœur ?
Par exemple, comme je l’ai déjà dit, beaucoup de gens gardent en eux et accumulent leurs peurs, colères ou tristesses. Croire qu’aller voir un psychologue ou un psychothérapeute, c’est être fou, est une énorme connerie ! Au contraire, c’est une certaine marque d’intelligence. On admet qu’une vue extérieure par un professionnel qui connaît très bien le fonctionnement humain est un plus.

Après il faut tomber sur la bonne personne…
Il faut choisir la bonne personne. D’abords en connaissant notre besoin du moment, mais aussi l’angle par lequel on souhaite démarrer. Si j’ai tendance à beaucoup intellectualiser tout ce qui m’arrive, que je n’ai pas appris à accepter mes émotions ; peut-être que de démarrer avec un travail corporel est mieux pour moi. Si je suis une femme et que je suis convaincu qu’une femme est mieux pour moi car elle me comprendra mieux, pourquoi pas. C’est une question de croyance, autant commencer ainsi. C’est avant tout une question de feeling, est-ce que je me sens à l’aise, en confiance avec cette personne. Moi je me dis, si je me sens mieux après, plus libéré, plus serein, plus en énergie,  c’est bon signe ; même si la séance en elle-même a été confrontante. En tout cas, je ne conseille pas de rester avec quelqu’un simplement parce que ce professionnel vous a dit qu’il fallait faire 10 séances avant d’arrêter.  Le tout est de tester et à l’occasion de demander à ce thérapeute si il lui-même suivi, on appelle cela aussi supervisé. Si c’est le cas, c’est bon signe, car je trouve ça cohérent qu’il elle accepte aussi de se remettre en question.

Le pied humain